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 Vaska, le chaperon rouge [Complete]

| Sam 9 Juin - 19:49

Vasiliy Ivanova


        
 
      

Vasiliy Ivanova

“Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d'un daltonisme du coeur.

        
 
Quartier
QUARTIER EST

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Surnom : Vaska, Vass', Chaperon Rouge, Blaireau, Clébard, Le ruskov, Le rouge, Le drogué...
âge : 25 ans.
genre : Masculin.
orientation : Hétérosexuel.
métier : Chanteur, pianiste.
origines : Russe.



MasochisteSolitaireRêveurJunkieDésabuséMutiqueNostalgiqueApathiqueCyniqueFeignantDouxSéducteurInconscientInstableParalytique moraleViolentSéducteurInquiétantBordéliqueMélomaneFaible face au « cute »Peu expressif

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Des cheveux de cauchemarsSur une peau d'hiverDes yeux bleutés, cernés, fatiguésEt un corps mince et maigre, fade et faibleUn parfum d'opium qui t'embaume.Puis des lèvres gercées et abîmées qui t'embrasse mollement dans ton sommeil. Le baiser d'un cadavre encore vivantLa permanence d'une beauté baudelairienneL'éphémère d'une flamme froide dans les fumigènesPuis des doigts longs et fins, qui tremblent, qui tremblent, et qui caresse ta joueEt un bras gauche en plastiqueLa cendre d'une cigarette qui s'écrase sur le solLe gris des brumes de Bruges, d'Edimbourg, de Pétersbourg...Et une ombre, une fragile fumée de cigarette, qui disparaîtEn un sourire sadique...


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Vaska est une tâche. Noire. Sur un linceul. Blanc. Des yeux bleus et un manteau rouge. Vaska est un amas de pigment maussade qui meurt dans la neige, dans les steppes, entre les arbres, dans quelques ruelles glauques. Un gosse indésiré, indésirable, et sans désir. Un gosse qui fond, comme un sucre dans du café, et qui apprend à aimer la bière, amer, et la vodka, qui brûle la gorge, l’œsophage, et l’estomac et le cœur. Juste une étoile de plus, qui naît, qui vit, et qui meurt. Deux étoiles, d’ailleurs, nées du même utérus, mais s’écartant, de jour en jour, d’heure en heure. Vaska, vers Mars. Et la seconde, vers Saturne. Deux étoiles, qui s’écartent, et c’est mieux ainsi.

Un cul qui glisse sur les toits de Moscou. L’enfance innocente d’un gamin paresseux, qui se planque dans les jupons de sa mère, derrière sa sœur. Dans des agglomérats de béton armé, dans les décombres de l’union des républiques socialistes soviétiques, dans le cadavre du communisme. Le rouge tombe, sous le blanc, sous le bleu, du ciel, gris. Pendant que les gamins grimpent, à quatre pattes, sur des T-80, sur la place rouge, d’autres montent, deux à deux, l’escalier social. La société s’élance dans le libéralisme, s’engouffre dans le capitalisme, fout le pied à l’étrier, dans le piège à loup, en dévorant le cadavre de l’ancien monde. Un père plonge dans le trafic de reliques communistes, dans la vente des premiers chewing-gum, des premières cigarettes. Une mère s’élève dans les sphères rutilantes des oligarques, brille dans des nuits tièdes d’ivresse et d’excès.

Les pieds de Vaska s’enfoncent dans la neige. C’est la dégringolade, l’ouverture au monde, un univers qui chute quand son esprit s’étend, des utopies qui crèvent dans des hivers rudes. Saint-Pétersbourg, c’est Moscou, avec un accès sur les mers baltiques. Papa dans la contrebande et maman les seins à l’air, toujours. Et s’il tient les murs en allumant ses premières clopes à l’annonce de ces douze ans, un manteau rouge, déjà, sur les épaules, sa sœur, elle, montre les crocs, et s’affirme, à la force des phalanges, entre les blocs d’immeubles. Il y a l’école, il y a l’ennui, il y a l’errance, les disputes et la violence. Il y a les ongles qui déchirent le visage de papa. Il y a les bleus qui maquillent le minois de maman. Il y a les soupirs entre les lèvres de Vaska, et la lassitude dans ses yeux de glace. Des petites affaires illégales dans lesquelles on trempe. Et Il y a les oiseaux qui migrent, ou qui meurent, quand vient l’hiver.

Alors, entre les murs des universités bachkires, aux vieux relents soviétiques, il signe l’acte de rupture. Avec une mère sans morale, aux ongles vernis de sang. Avec un père absent, dévoré, peut-être, par une mante-religieuse, une ogresse voluptueuses. Avec sa sœur, loup de l’histoire, embrassant les traces qu’une mère laisse dans la neige. La solitude, dans les bars, entre les narguilés. Dans le spice, la résine de canabis, le shit, le pneu, tchernobyle sur un canapé. Une plongée dans les eaux froides de la Bélaïa. Il y a Bach, il y a Tchaïkovsky. Des doigts qui glissent sur les touches d’un piano. Et un couac dans cette symphonie nouvelle. Une lettre. De l’armée.

Le campement, le régiment, la chute d’une crinière noire, un corps qui endure. Le corps, les corps, écorchés. Des do, des ré, des mi, joués avec de la poudre, avec du plomb. Et la guerre. La Crimée. Une explosion, et un bras qui n’est plus là. Membre fantôme. Un retour anticipé dans le territoire russe. Mais, autant que la musique, il y avait, là, désormais, sous sa peau, dans ses veines, plus que jamais, la violence, et le sang. L’atroce chaperon rouge. Ayant abandonné le piano, et les études de musique.

Vaska se dit que l’innocence des japonaises calmeront, peut-être, ses démons sinistres.

Derrière, la blancheur des neiges, des vodka claires comme la Neva, une famille cinglée, le souvenir de quelque fille, l’odeur de la poudre, des trainées de sang, un manteau écarlate, le chaperon rouge et son panier sanguinolent. Devant, l’inconnu, un retour à zéro, une réinitialisation. Mais plus ça change, et plus c’est pareil. Car, en lui, du sang de lâche, du sang d’ivrogne, de l’ADN de droguée, des atomes de violence. Et dans la misère, le clébard s’assoit à nouveau devant un piano. Il chante Melody Gardot et Tom Waits et Norah Jones et d’autres conneries. Et un soir, il tire, d’un vieux placard, un manteau rouge. Car il lui faut ça, pour être entier. Pour être Un. Un piano. Et un flingue.
(Et un bras en plastique, aussi).


Original © Entrepreneurial
by Vaska
| Sam 9 Juin - 23:10

Hanka Jagiełło

Bienvenue ! Courage pour ta fiche ! ♥
| Dim 10 Juin - 0:37

Christal Marshall

Vaskaaaa ! Vaska c'est chouette c'est beau et poétique. Et c'est cooool aussi ♥
C'est un joli personnage que tu offres à Mayaku. Notre jolie ville t'accueille avec plaisir les bras ouverts.
J'espère que tu t'amuseras ici !

Je te suggère d'ouvrir ta boite au lettres et de créer ton numéro Mayakoïte pour recevoir tes tous premiers contrats (et des courriers d'amour anonymes .x.)

Amuse-toi bien !
Bisous ♥



innocence
| Dim 10 Juin - 1:01

Vasiliy Ivanova

Je vous love déjà ♥
| Dim 10 Juin - 1:19

Yumi Shinogaï

C'est nous qui te lovons déjà ! ❤️

Encore bienvenue ! *Cours discuter de ce petit lien*



Ͽ naugh

ty

| Mar 12 Juin - 18:54

Morgan Marshall

    Aeh, encore bienvenue à toi!

    Seems like on a le même gabarit de frêle désillusionné. J'adore ça. Faut qu'on plonge ensemble. Si t'apprécies la compagnie des blonds, des anglais ; it's up to you. Belle plume en tout cas, ravi de compter des écrivains comme toi sur Mayaku. Bravo.

    Au plaisir de te lire. Fait ce que tu veux, tu es chez toi ici! (:



drugs
@morden
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