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 R i g o l e t t o _ MENDAX

| Lun 20 Nov - 16:38

Yumi Shinogaï

R i g o l e t t o
 x MENDAX



_ AN HOUR BEFORE



     Un trait. Un mouvement lent, calculé. Noir, charbon, une épatante noirceur pour souligné pâleur.
Rouge. Comme la couleur du sang qui s’écoule de mon corps, je frissonne. Frissonne de cette féminité naissante.
Une nouvelle fois femme. Une peau de nouveau enfilée, lassée. Usée par les évènements, un corps fatiguée, fâchée avec lui-même, il se tord dans un sens pour tendre à tourner de l’autre. Un soupire quand l’étrange double de moi-même croise un reflet. Reflet noir, reflet surjouée de ma personne.

Une robe, près de mon corps pour coller à mon corps. Un dos nue, bravant le froid qu’il rencontrera. Des talons, d’une marque connu, comme pour flatter mon égo de jeune femme riche. Un maquillage léger, soutenu, des traits noirs aux regards et une bouche rouge de suceuse. L’équilibre entre la petite garce et la sainte s’assumant.
J’enfile une doudoune verte foncée, d’un faux pelage extravaguant. Il m’avale, m’étouffe de ses poils doucereux. Nouveau soupir, mes doigts parcourent l’ébène de la coiffeuse, tandis que l’autre replace quelques mèches. Une hésitation quant à la coiffure, relevée pour montrer un dos qui par chance n’est plus bleuis, ou la longueur pour laisser la tentation à tout à chacun, de pouvoir, d’oser voir un dos féminin. Drôle d’hésitation, je les laisses, tomber sa ma peau, jouer du vent et du temps. Un sourire en coin, j’attrape un sac à main, dit gucci et m’avance féline vers la porte principale de la petite maison aux allures de manoir. Un dernier au revoir à des félins peu amicaux, je sors. Ma main s’engouffre dans le petit sac, un parfum sans nom, je pense à mon ami Ho Joo, un rire nerveux, je me parfume. Cela faisait longtemps qu’on avait pas entendu parlé de lui. Sur cette pensée, j’avance, croisant lentement des jambes, tapotant précipitamment sur l’écran tactile du téléphone :
« Je suis prête mais je ne vous vois pas. ».  
Fatigue déjà présente, je baille délicatement, attendant impatiente dans un froid grandissant une Berlin neuve, prête à fanfaronner silencieusement en ville. Elle arrive, s’engouffre dans la petite rue et s’arrête à ma hauteur, deux désolés simultanés arrive à mes tympans. Attendrissant.
_  IN THE THEATER



     Des chuchotements, des rires mesquins, des critiques acerbes sans aucun repentit. La beauté d’une richesse bancale, transpirant l’amabilité surjouée. J’aspire cet air faussement appréciable, aspire le peu de souffle que je peux acquérir. Submergé par une foule de senteurs diverses, parfum de qualité, parfum d’enfant laissé à la garderie. Soit dit en passant, vos baby-sitter fume ma drogue, snif ma coke, se branle sur des services inégalable, un rire. Rire que je peine à caché, entouré de mes deux hommes de mains, deux armoires qui me regarde ahuris. Lentement, mes mais d’une faible carrure entoure leurs bras, je les amènes avec moi, dans la grande salle où une représentation serait donné. Je m’attendais à tout, je n’avais point cherché à savoir ce qui se passerait, de quoi cela parlerait, la surprise pour égailler une routine trop encrée. Les places prises par mes hommes firent prises à l’arrache, une loge plus loin, ils me surveilleraient. Je fixe le vide d’une scène éblouit par la lumière. Quelques décors déjà placé, plusieurs personnes en bas, d’autres en haut. Cette loge se voulait très intime, quatre places, pas une de plus. Une femme vint se poser à droite, un homme aux cheveux relativement noir se pose à ma gauche. Je leur sourit, mon éducation m’y oblige. Je croise les jambes et braque mon regard sur la scène. Mes épaules précédemment dénudé par une veste laissé dans un vestiaire, je me redresse, lève le menton, observe en silence. Ça commence.



Ͽ naugh

ty

| Sam 2 Déc - 9:21

Mendax Ōkami

_Une heure avant

J'aime ce moment avant chaque rencontre pour affaires, bien que j'ai l'air ridicule en sous-vêtements avec une montagne de costumes. Devrai-je opter pour le Dunhill? Peut-être le Cucinelli, Le Burberry me donne la sensation d'être prétentieux mais il reste préférable au Boglioli. Je collectionne les costumes, à mon sens ils sont l'attirail moderne du gladiateur. Je pense que le Cucinelli fera l'affaire, le tissu grenat m'a toujours fait penser que je mettait mon costume de diable. Je sors de ma chambre plein d'appréhension et me dirige vers la sortie.

_l'Opera

J'arrive juste à temps pour l'ouverture et me met à l’écart des regards pour apprécier ma cigarette, quand je vois une femme élégante accompagner de deux géants. I guess that's my date... Elle traverse la foule avec un rire qui retentit à peine et s'engouffre dans l'Opera.
Une fois ma cigarette terminer je me dirige vers ma place et la vois assise à ma droite, elle me lance un sourir poli presque forcé. Elle fixait un point devant nous, je suis son regard et aperçois les deux gorilles qui l'accompagnaient. Le spectacle commence, mais mon attention n'est pas focaliser sur la scène. Sans détacher mes yeux de la performance je me penche légerement à ma droite.

-Mes excuses pour le traitement du pauvre Satoshi, j'éspere que vous n'etes pas rancunière. Les protocoles à suivre pour vous contacter me sont encore flou, je voulais néanmoins vous rencontrer en personne dans un cadre tel que celui-ci pour m'assurer que ce qui se dira içi ne soit pas intercepter par les mauvaises personnes.
| Lun 8 Jan - 19:22

Yumi Shinogaï




Mes tympans s’emplissent de chant mélodieux à désastreux. Des émotions pures, une catharsis que l’on ne peut nier. Un dernier acte menant en beauté le déchirement. Je ne puis m’empêcher d’essuyer un soupire tant mon cœur tambourine à tout ce vas et vient d’émotions. Mon principal objectif semble se balayer l’espace d’une performance, tout semble s’effacer pour ne créer qu’un pont entre cette histoire et la mienne. Encore un soupire. Je rêve d’une cigarette, d’un verre, pour presser mon sommeil, pour presser l’oubli de cette soirée.
Mon tympans gauche frémis, me sort de cette agitation sentimental. Je l’entends, le comprends. Mais rien n’y fait, je ne réponds pas, je continue d’observer cette scène, qui m’éblouie. A cet instant, je pense, pense à ce qui va suivre et à ce que cet homme voudra de moi.

Une salve d’applaudissement qui provoque un frisson, parcourant mon échine et faisant danser les poils noirs sur mes bras. Je me sens vidée, épuisée de toute émotion. Je soupire, encore, las je lance un petit regard au jeune homme à mes côtés. Oui, il est là lui. Mon visage se détends, je l’observe un instant, sonde son âme et semble m’y perdre un instant. Le tonnerre semble se calmer, je murmure tout en me redressant, penché vers lui : « J’espère que vous serez bref, suivez-moi. »
Lentement, je marche, passe entre la vieille richesse humaine se pressant de sortir au grand air. Prenant une direction inverse à la foule, je descends de large escaliers de pierre menant vers une petite salle, intime tout comme ses loges. Un bar s’offre à nous, un petit espace très peu éclairé, dédié aux grands hommes, aux grandes femmes de cette société. Plus tard on y verrait des comédiens, fêtant leur soirée à coup de champagne, manger des amuses-gueules à des prix dérisoire, en bref un trou fait d’or. D’une démarche maintenant plus lente, plus chaloupé, j’arrive à une petite table, un peu à l’écart, m’assied sur l’un des fauteuils d’un rouge velours et croise mes jambes. Je tapote la petite table ronde de mes ongles et attends que le jeune homme prenne place en face de moi. Plus une trace des gorilles m’accompagnant, ils avaient compris, je n’avais pas besoin d’eux ici.
Un silence qui m’obsède. Peu de monde s’était offert le luxe de boire un verre ce soir. Il n’y avait que nous, et nos regards pour discuter. Un tapotement frénétique, une habitude nerveuse. Un serveur arrive, nous proposes ses alcools : « Pour moi ce sera un whisky pur, le meilleur dont vous disposez. Pour ce jeune homme, un arrêt, je le toise la même chose... » un sourire. Je tiens à briser se vide, tiens à savoir, on y était. Que le vrais spectacle commence après tout.

_ Satoshi s’en remettra… Vous êtes ?…



Ͽ naugh

ty

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