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 Pandore Synn Khamsin [COMPLETE]

| Mer 31 Mai - 21:40

Pandore Khamsin


Nom complet : Pandore Synn Khamsin
Âge : 23 ans
Quartier : Nord
Métier : Ingénieure en fabrication d’armes biologiques et biochimiques
Origines : Égyptiennes
Crédit avatar : ///

Personnage

Aspect physique : Ça surprend toujours lorsqu’autour d’une conversation polie, au détour d’un diner d’affaire important, Pandore avoue ses origines Egyptienne. On s’étonne de sa grande taille et de ses formes, là où les gens « de son pays » se montrent plus rassemblées et plus longiligne. On apprécie ses hanches généreuses et ses courbes voluptueuses, on complimente sa peau immaculée, intouchée par le soleil d’Afrique et on souligne la finesse de ses traits, la musculature athlétique de son corps et la symétrie de son visage. Ils essayent de rester polis, de ne pas dire que c’est étrange qu’une femme aussi raffinée qu’elle vienne d’un pays aussi « rustique ». Elle, avec ses cheveux écarlates, ses yeux cramoisis et ses lèvres carmines. « Un vrai rubis ! » Qu’ils disent en se gaussant grassement, un verre de vin vermeil à la main et un caviar d’une jolie teinte vermillon dans l’autre. Pandore, elle se contente de poser ses mains délicates et parfaitement manucurés sur sa robe cinabre et faire un sourire impersonnel. Le couteau avec lequel elle découpe son homard ne tremble pas, pas plus que son visage. Pandore avait envie d’être laide parfois. Pour qu’on vende quelqu’un d’autre à sa place. Elle était un bijou de luxe dans une camisole en soie. La femme d’un banquier lui posa quelques questions, par courtoisie, parce que les épouses se devaient quand même de rappeler leurs présences, et elle répondit, aimable, un peu distante. « Je suis veuve. Depuis peu. Mon mari et moi avions fêté nos noces le jour de mon dix-neuvième anniversaire, malheureusement il nous a quittés depuis un an maintenant, accident de voiture. » Il y eu des condoléances hypocrites et des changements de sujets hâtifs, mais Pandore ne s’en offusqua pas. Au creux de sa paume, la fiole vidée de son contenu expérimental la fit sourire d’impatience.

Description psychologique : Pandore était le joyau idéal qu’on pouvait exhiber aux yeux de tous. Une pierre précieuse dans un écrin de velours. L’épouse parfaite par excellence. Elle n’élève pas la voix, ne laisse jamais couler la moindre larme et elle respectait toujours l’étiquette à la perfection. « Le dos droit, le menton haut, le regard fixe, la démarche souple et surtout, n’oublie pas de ne pas sourire. » Pandore est la femme exemplaire. Elle est belle, avec ses grands yeux de biches, ses jambes de gazelles et sa voix claire. Elle sait se tenir surtout, et elle est pas mal friquée aussi. Et puis, elle est intelligente, mais ça, c’est pas dans les pré-requis. On ne lui demande pas d’avoir de la conversation, de connaitre la politique, l’histoire ou les sciences. On attend d’elle qu’elle puisse parler de littérature, pas trop non plus, de musique aussi, mais rien d’autres. Il était inconcevable qu’un dame de haute stature comme la sienne connaisse les sciences, les armes et encore moins le combat. Pandore, aussi vive d’esprit et ingénieuse soit-elle, n’avait pas son mot à dire dans une conversation d’homme. Elle n’était qu’un ornement après tout. Elle se devait de bien coiffer ses cheveux, de peindre ses ongles et ses lèvres, de montrer qu’elle n’avait aucun défaut. Avec son port de tête altier et souverain elle en imposait, cette fière lionne infaillible. Pandore, elle ne portait pas bien son nom, disait-on. Pandore, l’originelle, fut crée d’argile et d’eau, deux éléments de basse qualité, très peu noble, là où Pandore, la nouvelle, était taillée dans l’argent et le grenat. Aussi froide, aussi dure, aussi lisse et aussi brillante. On lui avait dit une fois, en riant qu’au moins elle, elle n’ouvrirait pas la boîte, elle ne serait largement pas assez curieuse et bien trop éduquée pour ça. Pandore se contenta d’hocher la tête de façon distinguer et de s’excuser parce qu’elle devait se repoudrer les nez. Ce qu’ils ne savaient pas c’est que la boite, elle l’avait déjà ouverte et avalée, ingurgitée au plus profond de son être et ingérée jusqu’à sa moindre intentions maléfiques. Pandore était la boite, et elle n’attendait qu’une occasion pour la laisser s’entrouvrir sur le monde, petit à petit.

Histoire

« - Nom et prénoms. » Lui dicta la voix, monotone et imperturbable. Cela ressemblait plus à un interrogatoire qu’un entretient d’embauche, dans cette petite pièce bien trop vide et bien trop éclairée, mais elle ne s’en plaignit pas. L’homme était un soldat faussement déguisé en secrétaire, avec ses lunettes carrées et ses cheveux attachés en catogan. Il attendit sa réponse patiemment, faisant cliqueter le ressort de son stylo rétractable et ouvrit son carnet à la bonne page.

« - Pandore Synn Khamsin. Synn avec deux ‘n’ et Khamsin avec un ‘h’ au début. » L’homme, impassible, rectifia ses erreurs après une pause perplexe, les sourcils froncés, annota quelque chose sur une feuille à sa gauche et semble se reculer un peu sur sa chaise, tentant de mettre les documents hors de la vue de la jeune femme tandis qu’il lui jeta un regard glacé par-dessus la monture grise de ses verres. « Je vais nous épargner a vous du temps et à moi beaucoup de patience alors écoutez bien parce que je ne répèterai pas : Je suis fille unique, ma mère était Sirocco Khamsin née Harmattan, décédée en couche le 5 juin 1992 et mon père fut Chergui Synn Khamsin, propriétaire des laboratoires Squamish, oui, ceux-ci même qui vous payent à faire ce job de merde et ceux-là aussi pour lesquels je postule actuellement. Pas besoin de vous renseigner sur le décès de mon paternel, ni pourquoi les précédents labos ont étés détruits, n’est-ce pas ? »  

L’homme semblait vouloir s’offusquer, à moitié relevé de sa chaise et toute trace de somnolence évanouies de son visage. Alors qu’il s’apprêtait à l’attraper par le col de sa chemise parfaitement lisse, elle lui colla sa carte d’identification sous le nez et elle dut retenir un ricanement méchant quand, par reflexe, il loucha pour la regarder. Le soldat l’attrapa rapidement, réajusta ses lunettes sur son nez et se recula d’un pas alors que Pandore se muselait à garder son caractère loin, très loin sous son masque plat. Elle devait rester dans son rôle, sa mère lui avait assez répété. « Tu es un ornement. Juste un ornement. Les épouses arborent leurs diamants, les hommes arborent leurs épouses. Ferme-la et ne sourit pas. »

Et c’est ce qu’elle fit. Ses mains étaient sagement posées sur sa jupe cintrée, calmes et ses cheveux coquelicot savamment ramené en un chignon désordonné à l’arrière de son crâne. Et croisa ses jambes, faisant claquer ses talons aiguilles sur le carrelage et le diamant andrinople à son annulaire scintilla sous l’éclairage artificiel.

Pandore resta silencieuse, comme elle l’avait été quand sa mère l’avait vendu à un noble bourgeois quelconque, comme elle l’avait été lors de son mariage. La cérémonie fut complexe, la réception grandiose et les journalistes en firent la une pendant des jours, s’accordant à dire que c’était l’évènement de l’année. Une profusion de blanc et d’or, ou tout devait être parfait. Et ça le fut. Comme sa mère lui avait enseigné, elle ne montra pas qu’elle étouffait dans sa robe de soie et de satin brodée de joailleries, ni qu’elle avait vu son avancée vers l’hôtel comme une condamnation à mort. Elle agonisait, lentement, et la bague mise à son doigt lui parut comme la représentation physique de ses chaînes. Un bâillon. Un vœu de silence. « Ferme-la et ne sourit pas. » Elle dit « oui » et elle se sentit mourir. Elle maudit sa mère parce qu’elle sait que ce mariage la tuerait. Elle se maudit de savoir que non, ça ne la tuerait pas. Pandore respectait l’enseignement de la génitrice, elle se taisait, ne souriait pas et survivait à chaque épreuve, comme il se le devait d’une femme.

« - Est-ce que vous avez un- » Une femme se doit de tout prévoir. Aussi, elle ouvrit la pochette coincée sous son bras et lui tendit silencieusement ses bulletins scolaires excellents, les recommandations des écoles supérieures dans lesquelles elle avait fait ses études et un curriculum vitae parfaitement propre et rédigé avec le plus grand soin. « Merci. » Il prit la chemise cartonnée avec déférence, légèrement intimidée et la feuilleta rapidement. Pandore savait que ce n’était pas son job d’estimer la valeur des candidats, il n’était là que pour vérifier si la demande valait le coup d’être concertée. Aussi, il rangea rapidement les feuilles donc son propre attaché-case, déchira la feuille de son carnet sur lequel était gribouillé quelques rares pistes d’entretien bancal et le fourra au fond de sa poche, légèrement honteux.

« - J’ai aussi prit le soin d’y incorporer tous les éléments indispensables à la réflexion de ma demande d’embauche. Comme je vous l’ai dit, je connais un peu le système d’ici alors je pars déjà avec un certain avantages mais s’il vous plait, dites aux employeurs d’être le plus impartiaux possible lors de la lecture de mon dossier, je ne cherche pas le favoritisme.  

- Il est dit dans votre dossier que vous avez été inscrite seulement trois ans à la faculté de chercher, alors que leur cursus est en cinq ans, pourtant vous avez passez les deux premiers examens avec brio en candidat libre, pourquoi ça ?

- Je n'étais pas disponible pour y aller les deux premières années. Des affaires de familles.

- Vous pouvez développer ?

- Je me suis mariée. Ça prend du temps. »
Il hocha la tête, les sourcils froncés et ses yeux s’agrandir légèrement à la vue de ses résultats. L’homme garda contenance autant qu’il le put, mais le sang battait aux tempes de Pandore comme le chant de la victoire. Touché.

Il lui posa des questions inutiles sur sa santé, sur ses motivations, sur son habitation. Elle avoua loger dans le quartier Nord, bien loin des labos mais elle assura sa totale disponibilité et sa flexibilité d’horaires. Elle n’était pas à cheval sur un quelconque emploi du temps et elle possédait une voiture, c’était des qualités indéniables pour un employés. Pandore se garda néanmoins de préciser que sa voiture était neuve depuis quelques années maintenant, et qu’elle prenait la poussière dans son garage, parce qu’une femme convenable ne pouvait pas conduire, les taxis étaient largement suffisants. Il lui demanda encore quelques formalités –oui, ses vaccins étaient à jour, oui, elle avait un certificat d’aptitude physique et oui elle avait étudié dans l’école la plus prestigieuse du coin, elle savait donc utiliser les dernières technologies de pointe.

Lorsqu’il demanda si son mari était d’accord avec sa candidature –parce que ça reste un métier très dangereux vous voyez- Pandore se contenta de le fixer, un sourcil haussé, silencieuse. Il prit ça pour un « oui ». Pas vraiment de sa faute à elle s’il n’avait pas creusé plus loin, n’est-ce pas ? A la fin de l’entretient, il se leva prestement et embrassa très maladroitement la main qu’elle lui tendait, impérieuse, sévère.

Et avec toute la grâce que se devait d’avoir une femme de son rang, elle se leva de son siège et sortit de la pièce, le pas digne et serein.

Une semaine plus tard, elle recevait une lettre débutant par « Félicitations, nous avons l’honneur de vous annoncer… » Mais l’écusson des laboratoires Squamish sur l’enveloppe était suffisant. Elle déchira le papier bon marché et le jeta au feu, sans un regard, retournant à son activité précédente. Après tout, ce soir, elle avait un mari à impressionner. Mais pour la première fois depuis longtemps, Pandore sourit à son reflet –un vrai sourire, sincère, extatique. Ce jour là, Pandore Synn Khamsin naquit de nouveau.  

Et derrière l'écran

Pseudonyme : MissSlytherin
Comment as-tu connu Mayaku ? Par le très insupportable Avery Lloyd
Le forum te plaît ? Beaucoup
Tu veux nous parler d'autre chose ? Niflheim Guenhwyvar et Lucian Luxferre m'appartiennent aussi ~
| Mer 7 Juin - 21:49

Yumi Shinogaï

Bonjour toi ! Je te souhaite tout de même la bienvenue, quand bien même tes deux autres personnages sont validés ! Pandore a beaucoup de choses mystérieuses à nous offrir.
Je suis désolé du temps mit pour valider ce compte. Je n'ai pas grand chose à redire ne serait-ce quelques fautes d'inattentions peu importante. Juste j'aimerais savoir comment ton personnage évoluera étant donné que son métier est très original et particulier, j'aime beaucoup le concept je ne vais pas le cacher mais je me pose la question. Dans tout les cas, je te valide et ne te chante pas la chanson habituelle, tu connais la maison je pense ! Des bisous et amours !



elixir
blanc
| Jeu 8 Juin - 1:54

Pandore Khamsin

Merci encore une fois pour la validation !

Pour être tout à fait honnête, l'évolution de Pandore va être... différente de ce que je fais d'habitude avec mes personnages. Je travaille totalement en roue libre avec elle, elle est très loin de ce que j'ai l'habitude de faire. Normalement, je construit mes personnes sur une base qui me plait, et je les fais évoluer dans un sens qui me convient : Ici, Pandore est un peu plus conflictuelle, j'aime certains aspects de sa personnalité, d'autres moins, et je vais voir dans quel sens elle va se définir. C'est un des personnages sur lequel j'ai mis le plus de marge d'évolution, et je n'ai jamais pensé à ça avant, alors ça va être un peu compliqué pour moi au début de la gérer, mais j'ai très hâte d'essayer !

Pour son métier, j'ai longuement hésité, au début je pensais faire d'elle un personnage honorable, mais sa histoire s'est modifiée au fil de mon écriture pour finalement donner... ça. Au passage, il y a volontairement quelques incohérences dans la fiche, c'est normal, ça fait partit du personnage, tout sera expliqué à travers les rps ! Encore merci pour la validation, des bisous ~
| Jeu 8 Juin - 20:07

Morgan Marshall

Bienvenue encore !

Je te souhaite de t'amuser avec ce nouveau personnage. J'aime beaucoup ses origines et son avatar. N'hésite pas si tu as des questions.

Au plaisir de te lire.



« Je suis la coke de Dreiden .