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 Kafka sur le rivage... [libre]

| Sam 3 Nov - 17:10

Junko Miura

C'est incroyable comme les roulis des vagues peuvent être apaisantes.

Un  roulement de tambour sourd, pareil aux grondements du tonnerre lorsqu'un orage d'été se prépare.
Puis un éclatement qui relâche une jetée de milles et uns petits bruissements semblables au sable que les enfants s'amusent à agiter dans un bâton de pluie...
Et puis, enfin, un déversement silencieux qui contraste avec le fracas de plusieurs milliers d'hectolitres d'eau salée, qui viennent finir leur course et doucement mourir sur le sable encore humide de la dernière vague.

Finalement, dans ce tableau musical, le plus reposant est certainement le recommencement sans fin. Cette impression que, quoiqu'il se passe, la mer jouera indéfiniment cette partition.
Les gens peuvent bien rire, se disputer, ou disparaître... La mer sera là.
La ville peut prospérer, s’agrandir ou au contraire imploser... la mer sera là.
Les pays peuvent commercer, faire la police du monde ou lancer des bombes nucléaires... la mer restera toujours là.

Et si une catastrophe arrive, que la mer monte, que l'eau englouti les maisons et emporte les gens, après un temps de réflexion, la mer reviendra toujours à elle-même...

Alors quoi? On réfléchit aux mer(e)s maintenant? Ahah..

Un petit sourire caustique tordit les lèvres rosées de Junko. Elle ramena une longue mèche noire derrière son oreille. Celle-ci était glacée. Cela devait faire longtemps qu'elle était assise sur la plage à cogiter.
Elle ne savait pas vraiment depuis combien de temps elle était là, les pieds nus dans le sable, recroquevillée sur elle-même sur son kimono de laine.
Elle n'avait pas vraiment froid, seuls le bout de ses doigts et son visage avait pris quelques teintes rougies.
Toujours un peu solitaire, Junko avait voulu s'isoler un peu, s'évader pour quelques heures de ses rendez-vous, de ses responsabilités....
Elle ne s'était pas maquillée, ni coiffée, seule une baguette retenait une partie de sa chevelure de jais, et le reste coulait en cascade sur ses épaules et son dos. Elle portait un kimono noir en laine par dessus lequel elle avait enfilé une cape à capuche grise, le rendu était sans forme ce qui lui permettait de passer quasiment inaperçu.

Cela devait faire 2 ou peut-être 3 heures qu'elle regardait la mer sans vraiment la voir, qu'elle réfléchissait et se remémorait des passage de sa vie. Elle pensait à la solitude, qui lui collait à la peau.
Rencontrer des gens n'avait jamais été son problème, mais s'attacher à quelqu'un voilà quel était son auto-défi.

Koukou:
 
| Dim 11 Nov - 22:04

Eliass Zimmermann

Un personnage, délire d’une drogue essentielle. Un esprit, vice de pensées obscures. Une envie, terrible d’un instinct de survie. Un pas, des pas, plusieurs pas, directifs d’un tout dépressif. Je m’avance vers elle, vers cette immensité, vers cette peur de la noyade, vers cette fin de soi entrainée par l’illusoire, l'irréel silhouette devant moi.

Une fin volontaire, un suicide, un acte que le temps m’avait appris à ne pas y penser, ni spéculer de le vouloir. Alors Pourquoi ? Pourquoi cette chose me faisait-elle cela ? Pourquoi cette chose voulait-elle m’effacer ? Pourquoi … … Mais merde Pourquoi ? Je ne le savais pas et me résignais à le savoir, incapable de réfléchir ou de réagir.

Un mouvement invisible vers l’arrière, une chute perceptible sur le sable fin, je croise le regard de cette inconnue, la supplie d’une larme silencieuse puis me relève vers l’inévitable. S’il vous plaît, aidez-moi !

Coups de coeur ♥