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 Exhaust ft. Marcangella De Conti

| Sam 9 Sep - 15:48

Morgan Marshall


Feat. Marcy

fk meh, 'need to be high.
creep

Mes côtes se sont épousées contre les formes de mon canapé. Il y a une Yankelee Candle parfum Vanille qui se consume. J’ai froid. L’idée du temps que je passe lové à l’intérieur de mon plaid m’échappe. Mon téléphone vibre et attire mon attention. Je le lorgne du regard pour entr’appercevoir que le Cabinet de Psychologie de Mayaku venait de m’envoyer un rappel. Ma narine et ses innombrables taches de rousseurs, se plisse. J’ai froid, je tremblote malgré la couverture. La réaction venait peut-être d’un excès de fatigue, du manque de dope, ou encore – et ça je ne voulais pas le croire – de l’effroi que me procurait d’aller voir ma psychologue, Marcangella De Conti.

La confrérie manipule les esprits. Elle maîtrise les comportements de ceux qui s’y sont conformés et couple son savoir avec l’art de l’assassinat. En tant que huitième du conseil, mes responsabilités me dépassaient. D’autant plus qu’hier, ce que j’ai eu à vivre m’a épuisé ; Un rituel s’est instauré au sein de la confrérie. Il ne concernait que les membres du conseil. Le concept est de prendre le chiffre qui nous correspond en tant que membre du conseil, de compter le nombre de fois où la pleine lune apparaît avant d’arriver à votre chiffre, chiffre annonciateur de votre tour d’aller à la repentance. Voyez pour exemple, je suis le huitième membre du conseil, à la huitième pleine lune qui s’est dévoilé hier, j’avais à me rendre à l’autel et me faire scarifier. On dit que c’est la manière pour nous, les membres du conseil de laver nos pêchés auprès de Morhigann.

Dans les faits, l’ensemble de mon avant-bras me brûlait. Les saignements avaient hanté ma nuit, m’empêchant de dormir, me préposant à me droguer pour halluciner que les choses tournaient pour le mieux. Mon sang, lui, ne cesse pas de s’écouler. Cela faisait pour la quatrième fois que je reportais ce rendez-vous. La quatrième fois que je préférais couvrir ma souffrance en renforçant les doses. Je crois que mes pupilles étaient noires. Je crois que ma peau n’a jamais été aussi fade. Je crois aussi que je m’apprêtais en fin à me lever pour partir.

Je me trouve au cœur du quartier nord, là où les plus belles architectures de Mayaku se trouvaient. Je me trainais vers le cabinet. Je n’avais pas pris le temps de coiffer mes cheveux, il avait bouclé. J’ai mis une grosse écharpe autour de mon visage, dont les bouts pendaient sur mon sweat à capuche gris foncé. Je portais mon éternelle slim noir et des bottines de marque. Mon avant-bras était proprement bandé, mais le tatouage allant jusqu’au poignet, j’eus du mal à le cacher entièrement. D’où mon tic nerveux de tirailler le bout de mes manches pour bien tout dissimuler. Je m’annonce à la secrétaire et son air abattu de me voir enfin daigner venir. Je rembarre sa remarque au moment où elle me rappelle que reporter un rendez-vous par quatre fois, ça ne se fait pas Monsieur Marshall, et elle m’indique la salle d’attente. Je n’attends pas longtemps, qu’elle est déjà là, Marcangella De Conti. Une italienne. La chevelure brune qui déferle sur des formes féminines, entretenues, sveltes, belles, envoûtante. Une tenue de circonstance dont les plies se faisaient rare et qui épousait parfaitement son corps. J’étais levé face à elle, le visage penché, complètement ailleurs à faire courir mes yeux sur chaque parcelle qu’elle venait de me présenter. L’air déchiré et fatigué au visage, ce moment de silence ou mon psychisme ne répond plus. Le même lapse de temps semblable à celui que t’imposes le sommeil lorsque tu te trouves dans l’effort de t’endormir. Il y a un frisson au creux de ma nuque et les stimuli qui suivent. Je crois qu’elle s’approche de moi, mes pommettes chauffent, en vrai je rougis couleur pêche-blanche, meerde. Elle s’approche encore, meerde, . . j’ai des problèmes d’érections.



sick
| Sam 9 Sep - 19:13

Marcangella De Conti

" Madame … ? "


" Je sais. C'est la quatrième fois. Rappelez-le."


" Toute de suite."


Je fixais l'expression confuse et attristée de ma secrétaire, une jeune nippone au niveau secondaire efficace faisant preuve d'une grande sensibilité nécessaire dans ce métier, je mentirais si je disais que je n'en abusais pas parfois ajoutons à cela la dévotion et l'application qui caractérise l'individu japonais dans son travail. J'avais là, l'archétype d'une jeune femme qui tâtonne encore et qui a du mal à s'affirmer sans doute était elle dans une relation distordu avec un homme machiste ? Elle à l'air de chercher une pseudo protection dans le genre masculin - probablement développer par une absence paternel- tout en ayant une attitude maternelle et ça se sent dans cette douceur inaccoutumée qu'elle manifeste face aux hommes qui se présentent ici. Je me plais à croire qu'avec le temps je puisse un tant soit peu déteindre sur elle. Mais pour l'heure elle m'aide à pratiquer mon japonais qui je ne m'en cache pas n'est pas des plus parfaits et tout simplement prendre mes rendez vous avec mes patients.


Les patients. Je détestais ce terme, pour moi ils ne sont pas malades contrairement à l'avis de la communauté médicale, ce sont de personnes qui expérimentent des sensations tellement inconnues et d'une diversité insondable tant qu'il nous est difficiles de dresser de manière certaine un profil compatible et applicable à chaque individu. C'est tout bonnement fascinant, captivant. À la manière qu'a un photographe de trouver en chaque lever de soleil une beauté nouvelle, je trouvais en chaque toxicomane, en chaque souffrance psychique une beauté mélancolique. Le danger dans cette profession est de se laisser noyer dans les tréfonds de la psyché et je compare ça, encore une fois au chant des sirènes que craignaient les marins, certains ivres de passion se jettent au fond des mers et se font dévorer par ces créatures enchanteresses.
Et je vais vous avouer quelque chose… il m'est arrivé une fois d'avoir l'impression de détruire une œuvre d'art en soignant un de mes " patients ". C'est totalement égoïste, immoral à l'encontre même du serment d'Hippocrate me diriez-vous mais jusqu'à ce jour je n'ai pas retrouvé cette saisissante tragédie, cette fragilité dans aucune personne.


C'est le bip de mon téléphone qui m'arracha de ma semi-torpeur, j'entendais la voix claire de ma secrétaire annonçant la venue de ce cher Morgan Marshall.


26 ans, type européen, un fidèle serviteur de sa majesté la Reine d'Angleterre, avocat juridique et mannequin à ses heures libres. Je décrochais une petite moue. Il fallait avouer que l'image qui ornait son dossier me renvoyait un très beau visage d'un fringuant anglais. J'avais eu affaire à des avocats et des employés de Wall-street ayant des troubles d'addictions lors de mon stage de formation à New-York ajoutons à cela le cliché des Catwalk aux figures longilignes qui défilent les narines enfarinés. Je dirais que rien ne me surprends réellement mais on ne peut réellement ignorer un cas d'abus de substance.



Je me relevais d'un mouvement leste et m'avançait après avoir lissé d'un mouvement rapide les pans de ma robe nude qui moulaient mon corps et dénudait mes épaules avant aller à sa rencontre.


J'étais frappé par cette fatigue et cette mélancolie qui peignait son visage pâle, je le trouvais d'autant plus intéressant que séduisant, ses pupilles étaient voilés d'un sentiment de lassitude dont je ne pouvais encore définir la cause pourtant je pouvais deviner qu'il n'était pas totalement impassible à ma personne, un sourire s'étira sur mes lèvres carmin alors que je déclarais avec un sourire tranquille et une voix volontairement sensuelle.


" Je me ferais un plaisir de régler vos troubles de l'érection."



Je me retournais et l'inviter à me suivre dans mon cabinet.


Pour mon bureau, je n'avais pas lésiné sur les moyens et l'avait aménagé de sorte à ce qu'il soit baigné de lumière, que je puisse étaler sur différentes niches en hauteur mes livres et plus bas de cette mezzanine improvisé en bibliothèque murale, différents tableaux. Je m'étais aussi débarrassé du classique divan en velours/cuir sur lesquels s'étalent comme des baleines échouées ou des vénus tout dépends de votre humeur mes chers clients pour deux fauteuils face à mon bureau qui centrait la pièce.


" Dîtes moi que vous ai-je donc fait pour que vous me fuyez comme la peste, ne voyez vous pas tout l'intérêt que j'ai pour vous ? " De nouveau face à Morgan, jugeant que la vue de mon postérieur s'était assez éternisée.


Un pas, s'en suivit d'un second. Malgré mes talons il me dépassait de quelques centimètres, je plongeais mon regard dans le sien, inclinant mon visage et entre-ouvrant mes lèvres. Le temps d'un instant, le monde s'est suspendu au cœur de la pièce, aucun bruit, si ce n'est deux souffles joints, deux battements de cœur réguliers. Une lumière diffuse caressait ses boucles blondes et réchauffait mes joues.

" Je t'aime, Morgan."


Je laissais planer quelques minutes de silence, j'en observais sa réaction avant de me reculer lestement et de m'asseoir.


" Prenez place, nous allons commencer."

| Dim 10 Sep - 19:04

Morgan Marshall

Mon attention recherche les moindres détails de Marcangella. De son sourire angélique qui vient de s’étirer à ma vue, de sa voix italienne qui se dégage d’entre ses lèvres, de notre proximité malaisante, jusqu’à son jeu sensuel qui m’annonce clairement, Je me ferais un plaisir de régler vos troubles de l'érection. Mes lèvres s’entr’ouvrent un peu plus, et puisqu’il n’y avait rien à répondre, je faisais profil bas. Elle me conduisait à l’intérieur. Je la suis sans réfléchir. La douleur de mon avant-bras s’amoindrissait parce qu’elle me captivait. D’autant que plus j’observais son arrière train, plus il se creusait une tension à mon bas-ventre. Elle se retourna. Sa poitrine en ligne de mire. Meerde, Dreiden, lève les yeux, un peu, Dîtes moi que vous ai-je donc fait pour que vous me fuyez comme la peste, ne voyez vous pas tout l'intérêt que j'ai pour vous ? Je crois que j’avais trop sniffé vers trois heures du matin. La fatigue ne m’aidait franchement pas. Qu’est-ce que vous attendez de moi devant une aussi belle jeune femme ? J’élevais le nez à son visage, qu’elle s’était déjà rapprochée et que nos corps se frôlaient. J’ai le visage rosit, mes boucles déferlant sur une partie de mon visage et les lèvres entr’ouvertes de ma psychologue, m’appellent. Cette femme-là dans une autre vie, était assurément une sirène. Nos souffles s’entremêlent approximativement deux fois. Moi, je reste immobile et elle, elle ne me touche pas, à mon grand désarroi. Nos regards l’un dans l’autre, elle souffle un, Je t’aime Morgan, qui me fait rester de marbre. Well, uniquement d’apparence. À l’intérieur, elle avait réussi à déconnecter mon âme de mon corps. Eh, allez savoir si je ne l’aurais pas embrassé sur le champ dans le cas où les deux auraient encore été liés, Prenez place, nous allons commencer, qu’elle m’annonçait naturellement, Jesus fkin’ Christ.

Réveille-toi Dreiden. Alors je regarde de côté. Je finis par observer l’endroit. Plutôt vaste, plutôt classe, bien aménagé. J’observe les livres, les plantes, les affaires qu’elle avait déposées, la vue qu’elle pouvait avoir depuis son cabinet. Elle devait être bien. L’endroit me plaisait. Plutôt accueillant et confortable. Je prenais place à l’intérieur d’un grand fauteuil. Je porte mes yeux bleus-givre aux siens et penche légèrement la tête sur le côté. Meerde, j’ai bougrement pas idée de dans quoi je me suis embarqué. Tout ce que je sais, c’est que j’ai une sainte horreur des médecins quel que soit leur titre. Je cligne lentement des yeux, portais un regard profond à son égard, j’n’sais pas. J’ai toujours eu une sainte horreur du corps médical. Mes doigts pénètrent ma mèche, reste quelques minutes déposées à mon crâne. Un soupire. Ma main finit par se déposer à l’une de mes épaules pour glisser jusqu’à mon avant-bras. Je plisse légèrement les yeux en les levant vers les hauteurs du bureau. J’hausse à peine les sourcils devant autant de tableaux artistiques et m’en réjouit d’un léger sourire. À nouveau sur Marcangella, je reste à ne rien dire, puis me lève et chancèle pas à pas. Je lui tournais le dos, observait encore l’espace et m’en allait à fermer les yeux. Ma main gauche récupère ma nuque en sentant mon corps basculer vers l’arrière, je pivote vers elle, Ça vous dérange si . . . aehn, je prends place debout? Je laisse ma bouche s’ouvrir avec au visage l’air absorbé d’un enfant qui cherche ses repères dans un espace qu’il ne maîtrise pas. Il y a mes mains qui voyagent dans les airs et je me perds le temps d’un moment, seul. Complètement seul. Cet avant-bras me tue, truly. Je le récupère encore une fois, élève le visage au ciel et serre les dents. Putain. La douleur était épuisante. J’offrais en spectacle mes déambulations et mon profil, dessiné par un visage fin, une grande gorge et un corps des plus squelettiques ; dévoré par la drogue. Dîtes-moi, que vous ai-je donc fait pour vous affranchir du respect des codes juridiques de votre métier, Marcangella? /prononcé à l’anglaise, mɑrkˈeɪndʒəlla/



sick