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 Fast and furious { pv Aleksei

| Sam 24 Juin - 14:09

Januar Sanada

La course battait son plein et parmi le public se traduisait une excitation démente. La fosse était pleine à craquer et dès que les concurrents passaient, elle se libérait tout d'un coup de toutes ses émotions. Le bruit devenait assourdissant, les bras se levaient, réagissant au bruit des motos et de leur pot d'échappement. Les mains collantes de sueur échangeaient entre elles les billets, hurlaient fort pour faire leurs paris.

Januar était parmi eux. Voir ces motos au cœur du circuit lui procurait un sentiment à la fois euphorisant et frustrant. Au milieu de la fosse, elle se donnait avec énergie. Ses vêtements, fins et courts, lui collaient à la peau ; elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval en hauteur, et hurlait en rythme avec la centaine d'autres spectateurs. La sueur mouillait son débardeur blanc montrant un renard stylisé, et de la même manière, un soutien-gorge noir ébène. Elle portait un mini-short en jean qui faisait deviner – et pas que – ses formes avantageuses ainsi que quelques cicatrices. Elle aurait tellement voulu être de l'autre côté de la barrière : elle l'aurait probablement fait car elle n'était pas tellement raisonnable, mais il y avait trop de contrôles médicaux et elle savait qu'elle n'en aurait même pas surmonté un seul avec succès.

Ses mains étaient en l'air, elle sautillait en hurlant jusqu'à ce que la tête lui tourne. La nausée au bord des lèvres, la jeune femme se fraya un passage dans la foule qui lui sembla tout de suite plus hostile, plus collant. L'euphorie qu'elle ressentait il y avait quelques minutes s'était transformée en un espèce de malaise bien désagréable. Elle sentait la sueur lui coller à la peau, son souffle devenir court et la peau de son visage lui faire mal. Januar réussit à s'isoler de la foule juste à temps pour attendre les toilettes et vomir tout ce qu'elle avait dans le bide.

Blanche, d'un pas chancelant, elle marcha vers un coin un peu plus éloigné du reste, d'où on pouvait tout de même voir les lumières vivifiantes de la course, sans pour autant faire un malaise du fait de l'agitation qui régnait dans la course. Elle sortit une cigarette, se plut à l'allumer et à faire des ronds de fumée tandis que le favori franchit, lors de son cinquième tour, le point de départ en premier. Januar eut un petit mouvement de victoire, puis s'allongea sur la pelouse. Elle ferma les yeux quelques secondes.

Il faisait très bon, au sommet de cette butte. Elle pouvait sentir le vent rentrer dans ses vêtements et lui ébouriffer les cheveux : pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait bien. Pour que la soirée soit parfaite, il n'aurait que manqué d'elle-même soit sur une des motos, les cheveux et le visage au vent, en train de défier la Vie.
| Dim 25 Juin - 3:56

Aleksei Tchakov

Tiens.
Une bouteille d’eau à moitié pleine apparue soudainement au dessus du visage de la jeune femme allongée dans l’herbe, maintenue par une fine main immaculée.

-Quelque temps auparavant-



L’endroit était bondé. Les gens présents se mouvaient comme un seul et même organe, respirant au rythme de l’émotion environnante seulement rythmé par le bruit des moteurs sur la piste.


Badoum.
Les motos ronronnent.
Badoum.
Des cris.
Badoum.
Des corps qui se lèvent, qui s’agitent.


L’harmonie. Je ne pouvais qu’admettre ma fascination pour cette endroit, cette ambiance de défi flottant dans l’air, slalomant entre les corps directement dirigée contre les pilotes de ses bolides mécaniques.
Le temps passe, les tours de terrain aussi, la tension s’accumule, les muscles de mes jambes me tiraille à force de piétiner. Pourtant je reste. J’étais venu après avoir entendu les rumeurs de cette course dans la rue et j’étais resté. Mon manque de connaissance quant à cette discipline était flagrant mais l’envie d’adrénaline bouillait au fond de mes os.
Dernier tour. Le temps et les respirations se suspendent. Les corps en sueurs aux aguets. Un hurlement de joie, puis deux. Un gagnant, le favori. Des râles aussi. Des perdants, les autres. Une explosion d’émotion. Mes mains tremblent, mes jambes aussi. Mon regard balaye la foule. Oh.. Fini l’harmonie.

La gorge sèche, je me dessine un passage jusqu’à la sortie. J’attrape un vendeur ambulant sur mon chemin et lui achète une bouteille d’eau dont j’avale une partie du contenu dès avoir passé la foule. Je sens l’eau plutôt chaude glissé de ma bouche jusqu’à mon estomac, c’est comme un cadeau, une délivrance. Faire bouger mes membres engourdis me sort de ma torpeur.


-Extérieur-


l’air marin fouette mon visage et décolle mes cheveux trempé de mon coup. Les yeux plongés dans le ciel nocturne, magnifique. Les étoiles semblent biller comme des milliers de pierres précieuses inaccessibles. La lune illuminant tellement le ciel que l’on pourrait supposer qu’il fait jour.

Mes yeux s’écartent de cette vue et scrute les alentours nocturne. Un corps, allongé. Un corps de  femme. Au sommet de cette seule et unique butte.
Mes pieds semblèrent de nouveau bouger selon leur propre volonté, quelles bande d’ingrats.

- 15 mètres -

Une corolle de cheveux clairs, entourant un visage pâle. Un débardeur tout aussi blanc. Un short, court, très court même.

- 5 mètres -

Je peux détailler sa taille, ses formes, l’ombre d’un soutient gorge aussi noir que la nuit. Des traits fins sur un visage épuisé mais en paix, des paupières closes. Des cicatrices sur lesquelles je m’attarde le temps d’une seconde.

- 1 mètre -

Sa poitrine se soulève et se rabaisse doucement au rythme de ses respirations. Sa peau brille toujours un peu, tout comme son débardeur colle toujours à sa peau.
Je m’accroupis sans chercher à cacher ma présence pensant être découvert depuis longtemps et tendis la main dans sa direction, la bouteille d’eau au bout des doigts.

Tiens.
| Dim 25 Juin - 22:00

Januar Sanada

Elle profitait, de loin, de la musique de la fête. La course était finie, les festivités pouvaient commencer, encore plus qu'au début. Elle aurait, avec envie souhaité être parmi cette foule, mais son corps las l'empêchait manifestement de faire un seul pas de plus.

La voix qui résonna au-dessus de ses oreilles la réveilla à moitié. Elle mit une minute presque entière à réagir, puis se releva avec difficulté pour saisir la bouteille que cet étranger lui tendait.

« M'ci. »

Comme c'était courant par ici, il aurait pu glisser un cachet de GHB dedans : Januar ne vérifia même pas si c'était le cas, elle se sentait beaucoup trop assoiffée. Elle déboucha la bouteille, la porta à sa bouche et la finit en quelques gorgées, laissant maladroitement de l'eau couler le long de ses lèvres et rendre encore plus transparent son débardeur.

Lorsqu'elle l'eut finie, elle l'a tendit de nouveau à l'homme qui l'avait abordée : il était pas mal, ce type. Il n'avait pas le look de ceux qui venaient tous les soirs assister à des courses de motos, voire enfourcher des bolides vrombissants, mais il n'était pas mal. Elle avouait qu'elle appréciait, au moins de vue, les beaux hommes aux cheveux longs...celui-ci était donc à son goût, même si pour le moment, elle ne pensait pas à grand chose, à part rattraper une bonne nuit de sommeil.

« Vous vous rendez régulièrement dans ce genre... », elle sembla chercher ses mots pendant quelques secondes, « ...de course, fête, endroit ? Vous n'avez pas l'air tout à fait comme...eux ? Enfin, je veux dire...vous n'avez pas tout à fait le look d'un parieur.»

Elle s'était rapidement assise de nouveau sur l'herbe, faisant signe à l'inconnu de faire de même...ce n'était pas comme si elle souhaitait que la soirée continue autrement, mais sur le coup, malgré un flagrant manque de sommeil, elle ne disait pas non à un peu de compagnie humaine.

Januar sortit un paquet de clopes de sa poche, en tendit une à son bienheureux bienfaiteur.

« Trop de bruit pour moi au milieu de tout ça. Vous en voudrez une ? », fit-elle en lui tendant une clope. Elle-même ne fumait pas, c'était contraire aux instructions du médecin, mais elle ne manquait jamais de se sociabiliser en en proposer aux autres.
| Mar 27 Juin - 0:40

Aleksei Tchakov

« De temps à autre
un mot oubliait
ce qu’il fallait oublier
et laissait échapper la vérité. »

Renee C. Neblett


-Minuit et quelques-



«M’ci»

Elle prit la bouteille d’eau de ma main et la descendit comme si sa vie en dépendait.


Un rire franc m’échappa, résonnant ainsi dans la nuit et transperçant le silence lointain.
Contrastant avec le calme nocturne et la musique sourde de la fête battant son plein non loin.


De rien. Ravi d’avoir pu t’être utile.
Une fois la bouteille complètement vide je la reprenais sans prononcer mot. Jouant avec entre mes doigts inconsciemment, je ne quittais pas la jeune femme des yeux. jeune femme qui semblait d’ailleurs me scruter sans gène aucune. Ce qui ne manqua pas de me soutirer un sourire amusé.

« Vous vous rendez régulièrement dans ce genre...de course, fête, endroit? Vous n’avez pas l’air tout à fait comme eux…? Enfin, je veux dire..Vous n’avez pas tout à fait le look d’un parieur. »

C’est peut-être bien parce que je n’en suis pas un, peut-être suis-je juste quelqu’un de curieux qui sait. Son geste m’invitant  m’asseoir ne fit qu’accroître mon amusement. Malgré son air débraillé et ses yeux reflétant toute la fatigue du monde, la demoiselle souhaitait donc entamer une discussion. Soit, quelles raisons aurait-je de lui refuser sa requête. Ce n’était pas du tout comme si un corps magnifique se languissait dans mes draps en attendant mon retour.


Sans plus y réfléchir, je me retrouvais assis sur l’herbe verte. Mes yeux se fermèrent l’espace d’une seconde. Quand ils se rouvrirent, l’objet de mon attention était apparemment occupé à sortir qui fut un paquet de cigarette d’une des poches de son short.

« Trop de bruit pour moi au milieu de tout ça. Vous en voudrez une ? »

Le paquet dans sa main était cabossé et imbibé d’eau, aussi, bien que les cigarettes soient certainement intacte, je refusais tout d’abord d’un geste de la main. Merci bien, mais je ne fume pas. Un sourire que je voulais légèrement tordu comme une grimace apparu sur mon visage. Mais je t’en pris, fumes en une si le cœur t’en dis. Mes yeux se posèrent sur sa tignasse quelques secondes et je me penchais vers elle. Aussi, tu peux me tutoyer, de mon côté je ne compte absolument pas te vouvoyer, alors fais comme tu le sens. Je me redressais tout en disant cela puis plantais de nouveau ma main sous son nez, des brindilles entre les doigts. J’ai le regret de t’annoncer que tu en as partout jolie demoiselle dont j’ignore le nom. Un sourire dévoilant ma dentition s’épanouit sur mes lèvres et les brindilles auparavant retiré atterrirent dans l’herbe rejoignants leur confrères et consœurs sur le sol.

Mes cheveux collant sans discontinuité à ma nuque, j’attrapais alors un ruban noir se trouvant autour de mon poignet et m’attelais non sans mal à regrouper ces démons intenables.

Je la regardait alors encore une fois du coin de l’œil avant de fixer l’horizon éblouissant. Cette femme, qu’allait-il se passer avec elle ?
| Sam 1 Juil - 14:20

Januar Sanada

Qui était ce type ? Il lui offrait tout d'abord une bouteille d'eau pour ensuite s'asseoir à ses côtés et lui faire un petit manège de Don Juan. Si Januar n'avait pas été aussi crevée par ses blessures, sa récente rechute et tout ce qui allait avec, elle l'aurait sûrement envoyé chier d'un coup sec. Mais voilà, pour ce qui concernait cette nuit, elle ne se sentait pas la force morale de faire un quelconque acte violente. Elle réfléchit donc à un moyen de l'envoyer chier plus pacifiquement et en attendant, continua d'écouter ce qu'il avait à lui dire. Après tout, c'était tout de même la moindre des choses, surtout que c'était elle-même qui lui avait proposé de se joindre à elle.

L'atmosphère était douce, si douce qu'elle avait envie de somnoler.

« Je ne peux pas fumer. », s'entendit-elle dire à l'inconnu tout en rangeant le paquet de cigarette là où elle l'avait trouvé, soit dans une de ses poches. Il était évident qu'elle avait au moins essayé de fumer une, voire deux ou pendant quelques années avant l'accident qui l'avait privée de beaucoup de choses. Il se trouvait que son médecin lui avait interdit de toucher à nouveau à un paquet...Pour une fois qu'elle l'écoutait.

Presque bouche-bée, elle l'observa faire son petit manège avec les brindilles – elle passa d'ailleurs la main sur son tee-shirt, enlevant la dernière brindille qui avait finie collée dessus. Januar sourit : ce type, même s'il était drôlement bizarre, était vachement canon. Elle aimait les gars aux cheveux longs, surtout lorsqu'ils avaient un look d'éphèbe...elle resta tout de même sur ses gardes, comme toute femme abordée par un mec qui semblait avoir des idées derrière la tête.

« Januar. Mon prénom, c'est Januar. Comme le mois de janvier en allemand. »

Elle ne connaissait pas du tout l'allemand et se demandait même pourquoi ses parents l'avaient appelée comme ça. Peut-être parce qu'elle était la première enfant ?

« Et toi ? »

Le tutoiement ne la gênait guère, elle-même n'ayant pas l'habitude de vouvoyer ses connaissances : avec ce genre de type du quartier Sud, il était tout de même parfois plus prudent de le faire.

« Très malin, le coup des brindilles. Pas très cool pour aborder une nana qui te plaît. Ça pique, c'est chiant à enlever et ça rentre dans le soutif. Waou. Merci du cadeau. », fit-elle en se relevant pour faire tomber les derniers bouts d'herbe : merci la gravité. Sitôt fait, elle se rassit.

« T'es déjà monté sur une moto ? ...Moi oui. C'est super cool. C'est grisant. »
| Dim 2 Juil - 2:28

Aleksei Tchakov

« Comme un bout de ciel sur ma peau. »
Raise me up- Corson



« Et toi ? »
Sa voix me sortie instantanément de la contemplation dans laquelle je m’étais plongé. Une moue moqueuse se profila sur mon visage. Alekseï. Il ne signifie rien de particulier, quelqu’un m’a dit un jour que mon prénom n’existait pas réellement, du moins pas au début. Qu’il était purement et simplement le prénom « Alexis » auquel on aurait rajouter le « eï » typique du russe. Donc mon prénom n’a pas de réelle étymologie. Non pas de signification profonde dans ce prénom que l’on m’avait attribué à la naissance. Aucune signification même. Enchanté Januar dont le nom signifie le mois de Février en allemand.
Les secondes semblèrent filer entre mes doigts pour s’envoler et s’étirer de plus en plus loin, de plus en plus longtemps.

Sa voix explosa une nouvelle fois le silence. Un ton à la limite du sarcasme au bout des lèvres.

« Très malin, le coup des brindilles. Pas très cool pour aborder une nana qui te plaît. Ça pique, c’est chiant à enlever et ça rentre dans le soutif. Waou. Merci du cadeau. »
Suite à ce monologue, elle se leva dans un sursaut et commença à s’épousseter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une trace de végétation sur elle.Une fois fait, Januar se laissa à nouveau choir non loin. J’ai pourtant essayé de t’en retirer quelques unes, navré de ne pas avoir été assez efficace. C’est ça de se rouler dans l’herbe en sueur.
Son allusion sur mon intérêt sur sa personne m’amusait tout autant que son agacement contre ces pauvres brindilles. D’autant plus qu’elle ne cachait pas bien son jeu, son regard me balayant de haut en bas de façon régulière. Peut-être ne cherchait-elle pas à le cacher du tout. Je décidais de ne pas relever, n’y trouvant aucune nécessité ou peut-être simplement pour la taquiner un tantinet.

« Tu es déjà monté sur une moto ?...Moi oui. C’est super cool. C’est grisant. »
Des images floues de motos accompagné de deux silhouettes familières me virent à l’esprit. Images que je chassais en un battement de cils accompagné par une bourrasque de vent frais. Une ou deux fois oui quand j’étais encore en Russie, mais ce n’était pas moi qui conduisais. Januar eu alors le droit à un sourire éclatant de ma part.

Une musique me trottait dans la tête en boucle depuis plusieurs minutes. Loin d’être déplaisante elle ne collait pourtant absolument pas à la situation actuelle mais beaucoup plus à la fête dont nous nous étions tout deux échappés. Let me drink you heart druk, Let me dream your eyes shut, Let me get your mind off, Let me make your body talk. J’aimais cette musique et ces paroles plus qu’explicites. Pas besoin de cacher quoique ce soit.

Je pivotais en direction de la demoiselle, déterminer certes, mais à quoi ?  Cela reste encore un mystère. Ma bouche s’entrouvrit comme pour laisser s’échapper quelques paroles mais je fus coupé part un bruit de pas clopin-clopant se rapprochant. Mes sourcils se froncèrent, mes yeux se détournèrent de ce qui aurait dû être l’objet de toute mon attention pour se poser sur la silhouette de l’inconnu à la démarche plus que fragile.
| Lun 25 Sep - 22:20

Januar Sanada

Spoiler:
 

Il était beau, mais il ne semblait pas être super intelligent. Januar releva un sourcil, faisant distraitement tomber une des brindilles d'herbe qu'elle tenait. En fond sonore, il y avait une de ces musiques sensuelles qui les faisaient tous vibrer, en bas : elle se serait bien mêlée au public, si seulement il n'y avait pas eu « son » petit problème. Il allait falloir qu'elle rembarre ce serial dragueur, d'ailleurs : si elle ne tenait plus sur ses deux pieds pour aller danser, elle n'allait certainement pas pouvoir lui rouler des pelles.

Elle était prête à le rembarrer, à lui dire qu'elle n'était finalement pas très fanne des russes – ce qui était officiellement une excuse de merde – lorsqu'un bruit de pas se fit entendre. Januar releva la tête pour voir un visage familier.

« C'est toi, Blaine ? »

Blaine était une de ses connaissances. Elle le voyait souvent lorsqu'elle assistait aux tours de circuit sans que lui ne s'en mêle également. Il avait l'air de souffrir d'un truc bizarre, du genre malformation à la naissance, ce qui faisait qu'il avait une jambe carrément moins longue que l'autre. Sa drôle de démarche lui donnait l'air d'un pingouin, aussi sourit-elle pour l'accueillir. Le type était sympa, ils avaient déjà échangé une centaine de mots entre eux sans que ça n'ait jamais été plus loin. Et le physique du mec n'était pas non plus dégueulasse : il était blond, musclé, et toujours calme peu importait les circonstances.

Januar se releva, faisant vers l'homme pour lui faire un check avant de débriefier avec lui la course. Blaine eut un mouvement de tête vers Aleksei, toujours présent dans le paysage. Il ouvrit la bouche, puis :

- Ce type ne t'embête pas ? Je vous ai vus de loin, tu vas bien ?

Januar sourit : Blaine était charmant, mais elle n'avait pas besoin d'un chevalier pour le moment, surtout qu'elle savait très bien se défendre avec ses propres mots.

« Ne t'en fais pas, mon Blaine. », elle s'assit de nouveau, le vertige avait recommencé à la frapper. Januar souffla légèrement, souriant pour se donner une assurance. « J'avais besoin de calme, ça recommençait à tourner. Il est allé s'assurer que tout allait bien. »

Ce n'était sans doute pas vrai, ce type était sans doute venu la voir juste pour la sauter, mais peu importait : elle ne voulait pas que cette soirée dégénère, et les prises de tête la fatiguaient encore plus. Blaine eut l'air de comprendre : il lui adressa un signe de la main et s'éloigna vers la foule en folie.

Januar sourit.

« T'as fait la connaissance de Blaine : un chouette type. Il ferait pas de mal à une bouche, à pas si la mouche est un mec qui me drague. Tu me dragues ? »

| Sam 30 Sep - 4:57

Aleksei Tchakov

« Si les astres étaient immobiles, le temps et l’espace  n’existeraient plus. »
Maurice Maeterlink



Un sourcil s’arque. Ses yeux tels des baies vitrées ne laisse aucun doute quant à ce qu’elle semble penser. « Gros lourd » lance ses yeux. Mes yeux glissent vers la bouteille vide, vide de contenue et visiblement vide de sens. Soit.
L’homme avance inlassablement vers nous étouffant dans l’œuf le potentiel malaise qui aurait pût avoir lieu. Son visage semble s’éclairer. Une connaissance à n’en pas douter. Mes muscles me tire de fatigue, le sommeil me manque sans nul doute.

« C’est toi Blaine ? »

Le fameux Blaine me jauge, dédaigneux « chasse gardée semble t-il me dire ». Mon regard sur sa morphologie hors norme quelques secondes. Certainement trop longtemps. Assez pour gêner n’importe qui. Pourtant loin de me prêter attention, le jeune homme blablate avec Januar d’une course quelconque qui me semble alors très loin de ma réalité.
Je suis invisible. Pour une fois cela fait du bien. Je regarde les astres flotter au dessus de ma tête. Je m’imagine tomber dans le ciel. Je sens le ciel entier m’envelopper dans ses bras immenses et, pour une fois, le creux dans ma poitrine semble s’atténuer.
Ce moment se brise vite. Trop vite. Mes mains reprennent appuis sur la terre fraîche de la nuit. Je ne suis plus invisible, même si j’ignore combien de temps je le fut.

-Ce type ne t’embête pas ? Je vous ai vus de loin, tu vas bien ?

Oh. Un rictus sarcastique s’étend dans les tréfonds de mon esprit. Un chevalier servant en puissance. Dommage que la vie réelle ne soit pas comme dans les contes. Ici les chevaliers ne sauvent pas la princesse. Ils n’ont pas de « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » . Non. Ils finissent généralement poignardé au coin d’une ruelle sombre pour une quelconque action dite altruiste. Six pieds sous terre. Comme tout le monde.
Et puis, j’avais donc l’air d’un dangereux malfaiteur ? Toute cette méfiance bienveillante m’amusa grandement.
La vie.

"Ne t’en fait pas mon Blaine."

Ma mâchoire se contracte. Ne pas rire. Ne pas rire. Le possessif de cette phrase est juste fabuleux. Comment ne pas comprendre la manœuvre. L’innocence même cette femme. Bien entendu.

" J'avais besoin de calme, ça recommençait à tourner. Il est allé s'assurer que tout allait bien. "

Bien entendu. Loin d’être fausse cette information lui fut apparemment plus qu’utile. Pour elle, pour moi. Quoique cette belle gueule blonde typique des gens qui passent leur vie au soleil fut loin de m’impressionner. L’expérience joue.
Un signe de main et il s’éloigne. Retournant s’adonner au bruit, à l’alcool et aux moteurs rutilants. C’est limite si on ne voit pas sa queue rentrée entre ses jambes, penaud. Pauvre garçon.

« T'as fait la connaissance de Blaine : un chouette type. Il ferait pas de mal à une bouche, à pas si la mouche est un mec qui me drague. Tu me dragues ? »

Je regarde son sourire. Écoute ses mots. En ris plus que de raison. Et pour cause, la menace à peine voilée était loin d’être convaincante et nullement nécessaire. De l’énergie et des moyens dépensé dans le vent. Littéralement.
Je prend le temps de m’humecter les lèvres. Le temps me semble soudain long et l’ennui me rattrape au grand galop. Mes yeux explore de nouveau ce corps de femme et je me retrouve à déplorer son caractère enfantin.

Utiliser les gens est loin d’être glorieux. Encore moins pour menacer autrui.

Mes yeux se plante dans les siens. Un sourire radieux accompagne mes paroles mais ne va pas jusqu’à illuminer mon regard. Mes mains s’ancre dans le sol. Mon poids bascule quelque peu sur mes bras. Je sens les rayons de la lune tomber sur moi, sur nous deux.

Si il y a bien quelque chose que je trouve pratique avec ma personne, c’est que ça fait bien longtemps que je n’attends rien de personne. Tu ne fais pas exception.

Un rire, le mien, retentit de nouveau.

Et je suis loin d’avoir envie de me faire casser la gueule par ce surfeur qui te sert de soupirant.

Après ces quelques mots. Mon corps s'étire et se détend. Je retrouve le monde vertical sur mes jambes encore raides. La rue, ma maison me semble encore si loin. Je m'époussette tranquillement, dans l'attente d'une possible réponse.
Peut-être trouverais-je de l'inspiration dans les événements de la soirée. Qui sait.
Mes doigts s'agrippe à mon ruban, le tire. Mes cheveux se déploient de nouveau. Balaient mon coup, heureux de retrouver leur place attitré.
Je lance encore une fois un regard en direction de la femme que j'avais aidé quelques minutes plus tôt.
| Mar 31 Oct - 22:23

Januar Sanada

Le visage de Januar se renfrogna pour mimer une mine pas vraiment ravie d'être la cible de ces questions qui étaient tous sauf délicates. En même temps, pouvait-elle prétendre qu'elle ne l'avait pas mérité ? Elle savait que Blaine allait s'inquiéter de sa santé, ou plutôt de la présence d'un mec à ses côtés. Elle savait également que ce type en pinçait pour elle et qu'elle faisait « semblant » de ne pas s'en apercevoir depuis des siècles et des siècles.

« Je ne sais pas du tout ce que tu veux dire. Blaine est un ami, il s'inquiétait, c'est tout. », fit-elle avec un sourire malicieux qui en disait bien plus.

« Tu n'attends plus rien de personne ? », elle l'évalua, de ses cheveux détachés à son visage plutôt canon au premier abord pour en tirer la conclusion que ce type devait être un emo torturé, « Ça tombe bien, c'est également mon cas. Le surfeur ne te touchera pas, il doit avoir conscience quelque part dans sa petite caboche qui si je l'avais voulu, il aurait été avec moi depuis longtemps. »

La jeune femme soupira, puis se releva. Ces mecs étaient-ils si idiots pour ne pas voir ce qui leur passait sous le nez ? Le caractère de ce type avait le don de l'exacerber, et elle était très proche de se lever pour l'engueuler et l'inciter à se mettre à sa place. Elle se leva bien, les yeux pleins d'émotions toutes plus variées les unes que les autres. Elle se mit face à Aleksei de manière à pouvoir le regarder dans les yeux et ne parla pas.

Si, à ce moment, son regard avait pu transpercer quelqu'un, ce mec serait mort.

« Le pire, c'est que je n'arrête pas de me dire que t'es un putain de dragueur du dimanche, mais c'est que ça marche. Tu sais que tu es un enfoiré ? Donc je change ma phrase prononcée plus tôt : oui, tu finiras par te faire casser la gueule par des surfeurs du dimanche. »

Elle se jeta pratiquement sur ses lèvres, lui roulant un patin comme si ils se connaissaient depuis toujours. C'était énergique, nerveux, plein de verve. Si il y avait une chose qui était sûr, c'était qu'il n'y avait pas vraiment d'amour dans ce baiser, juste de l'excitation causée par la soirée et cette rencontre un peu bizarre. Après quelques longues secondes qui lui semblèrent durer une éternité, elle le lâcha avec violence, le regardant comme si elle se demandait si, réellement, elle avait pris la bonne décision.

Il y avait-il en réalité de bonnes décisions ? Lorsqu'elle était jeune, on n'arrêtait pas de lui crier qu'elle ne commettait que les mauvaises. Aujourd'hui, elle admettait volontiers que ralentir un peu cette soirée-ci aurait pu être une bonne idée, mais que pour les autres, elle ne les trouvait ni bonne ni mauvaise. Juste une série d'actions qui avaient à un moment ou un autre mené à quelque chose.

« T'es libre de m'envoyer me faire foutre, vu comment je t'ai traité juste avant. »
| Ven 3 Nov - 17:51

Aleksei Tchakov

_A coup de dents, de langues et de lèvres._



Ah… J’aurai dû rentrer chez moi.. La soirée aux allures prometteuse avait dérapé en un amas boueux dans l’herbe verte. Un TIC TAC continue tournait tel un mantra dans mes méninges. Écouter les fausses excuses d’une femme exténuée n’était pas vraiment mon… Truc ?

« Ça tombe bien, c'est également mon cas. Le surfeur ne te touchera pas, il doit avoir conscience quelque part dans sa petite caboche qui si je l'avais voulu, il aurait été avec moi depuis longtemps. »

….L’air s’infiltre dans mes poumons une fois, en ressort ensuite. J’avais raté un bout de la conversation à l’instant non ? Mon regard dévie en un regard en coin sur la femme à l’air plus que renfrogné. Un soupire quitte son être, à la recherche de contrôle sûrement. Ses pieds piétinent le sol cherchant la solution à leurs maux. Son corps entier cherche. S’impatiente. A la recherche d’une réponse dont il ne connaît tout simplement pas la question. J’étire ma nuque crispée. Gauche, droite. Réfléchi jeune femme, réfléchi et réfléchi bien.
Une décision fut certainement prise car la voilà plantée devant moi, un air revêche sur ses fins traits. Si proche que la chaleur que dégage son corps atteint la mienne.

J’attends.

Rien ne vient.

Ses yeux me foudroient avec toute la colère de Zeus sans que je ne sache pourquoi. Dans son esprit je devine qu’elle m’a certainement déjà transpercé, assassiné avec son regard et jeté à la mer une centaine de fois. Un sourire canaille étire mes lèvres lorsque enfin des mots finissent pas franchir ses lèvres et user ses cordes vocales une nouvelle fois.

« Le pire, c'est que je n'arrête pas de me dire que t'es un putain de dragueur du dimanche, mais c'est que ça marche. Tu sais que tu es un enfoiré ? Donc je change ma phrase prononcée plus tôt : oui, tu finiras par te faire casser la gueule par des surfeurs du dimanche. »


A ce moment, ma répartie déjà bien réveillée aurait pu lui signifier que le concept de « dragueur du dimanche » ou encore « surfeur du dimanche » n’étais pas un argument valable. Ou encore que de me mettre dans le même panier que ces gens abonnés au « dimanche » n’étais pas non plus très perspicace. J’aurai aussi pu lui faire remarquer que je ne craignais pas grand choses des surfeurs du dimanche en réalité.
J’aurai pu dire beaucoup de chose.
Si ma bouche avait été libre.
Seulement elle ne l’était pas, ou plus.

Elle envahie mon espace vital. Ses lèvres sont écrasées contre les miennes. Des mèches de ses cheveux migrent sur mon visage, son odeur salée envahie mes narines. Pas de tendresse, c’est un baiser violent, électrique. Je me demande combien de temps cette électrocution dure. Combien de temps nous essayons de nous dévorer à coup de dents, langues et lèvres. Combien de temps ne défile avant qu’elle ne recule d’un bond comme si je l’avais brûlé. Mes pupilles doivent être le reflet des siennes, si dilatées que la nuit semble claire à côté.
Ma langue passe sur ma lèvre inférieur maintenant rougie.

« T'es libre de m'envoyer me faire foutre, vu comment je t'ai traité juste avant. »

Elle campe sur ses deux pieds, plus calme, moins agitée. Je la détaille de la pointe de ses cheveux au bout usé de ses chaussures.
Mes yeux se lève vers le ciel, migrent vers le stade où le mouvement s’y fait toujours aussi insistant. J’expire et revient sur Januar. La distance qu’elle avait instaurée quelques instants plus tôt se réduit grâce à mes pas, lents et graciles. Une seconde, cinq, passent. Je la fixe, sonde son âme. La laisse attendre. La laisse m’attendre. Il faut qu’elle vibre. Mettre à mal sa patience.

Quand l’attente commence à laisser place à l’irritation sur son petit minois, ma main droite se pose sur ses lombaires, la ramène plus près, moule son corps au mien.
Le dicton affirmant que les hommes ne savent pas faire deux choses à la fois est malheureusement, ou non, dramatiquement faux. Ma main gauche relève un peu plus son menton dans ma direction, abaisse sa lèvre inférieur avec le pouce.

Ce serait avec grand plaisir.

La seconde d’après, mes lèvres emprisonnent les siennes, de la même manière que lorsqu’elle m’avait sauté dessus des minutes auparavant.
A coup de dents, de langue et de lèvres.
| Lun 6 Nov - 15:32

Januar Sanada

Quelque chose s'était passé, c'était indiscutable. Quelque chose s'était passé et elle avait envie de le tirer jusqu'à une bagnole pour s'allonger à son tour sur lui. À son tour, il avait commencé à prendre ses lèvres et déjà, un désir sauvage s'était emparé d'elle et lui chuchotait de lui faire bien plus, qu'il le veuille ou non.

C'était un drôle de sentiment, mais pas la première fois qu'il lui arrivait. Elle avait envie de claquer ce bonhomme et lui hurler combien il était énervant à chaque second qu'il lui parlait. Elle avait envie de crier, de vociférer, mais tout ce qu'elle arrivait, c'était s'exprimer avec ses lèvres. Elle ne le lâcha pas, d'autant, et chaque seconde qui faisait durer le baiser lui donner envie d'embrasser minutieusement chaque partie de son corps et mordre chaque parcelle de sa peau.

« Bordel. », fit-elle entre deux respirations essoufflées.

Ses mains se baladaient déjà sous ses vêtements tandis que, là-bas, la musique hurlait et les gens s'amusaient. Qu'en avaient-ils à faire de ces deux inconnus, plus haut, qui se roulaient des perles ? Elle eut une petite pensée pour ce Blaine pour n'aurait pas la moindre chance avec elle dans sa vie – trop lisse, trop gentil, pas assez bad boy et se maudit elle-même de n'être attirée que par des types comme lui.

Tant pis. Ne pouvait-elle pas profiter un peu, elle-aussi ? Elle lâcha ses lèvres pendant quelques secondes avant de fouiller sa poche arrière à la recherche de quelque chose. L'air victorieuse, elle en ressortit ce petit morceau de plastique qu'elle tendit à Aleksei.

Elle se colla de nouveau à lui comme si elle voulait danser un slow très sensuel en sa compagnie, puis lui chuchota.

« Tu as une voiture ? Parce que j'ai une capote. Et je n'ai pas envie de montrer mes fesses à toute l'assemblée. »

Sa peau était douce. Rude, mais douce. Il était fin, aussi se demanda-t-elle qu'elle avait été sa vie jusqu'à présent. S'était-il endurcie au contact de filles comme elle qui, parce qu'elle n'arrivait pas à faire confiance, partait de la chambre dès le petit matin ? ...ou justement, sans doute était-il exactement comme elle ? Si c'était comme cela, ils ne s'entendraient que trop bien.

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