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 Fast and furious { pv Aleksei

| Sam 24 Juin - 14:09

Januar Sanada

La course battait son plein et parmi le public se traduisait une excitation démente. La fosse était pleine à craquer et dès que les concurrents passaient, elle se libérait tout d'un coup de toutes ses émotions. Le bruit devenait assourdissant, les bras se levaient, réagissant au bruit des motos et de leur pot d'échappement. Les mains collantes de sueur échangeaient entre elles les billets, hurlaient fort pour faire leurs paris.

Januar était parmi eux. Voir ces motos au cœur du circuit lui procurait un sentiment à la fois euphorisant et frustrant. Au milieu de la fosse, elle se donnait avec énergie. Ses vêtements, fins et courts, lui collaient à la peau ; elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval en hauteur, et hurlait en rythme avec la centaine d'autres spectateurs. La sueur mouillait son débardeur blanc montrant un renard stylisé, et de la même manière, un soutien-gorge noir ébène. Elle portait un mini-short en jean qui faisait deviner – et pas que – ses formes avantageuses ainsi que quelques cicatrices. Elle aurait tellement voulu être de l'autre côté de la barrière : elle l'aurait probablement fait car elle n'était pas tellement raisonnable, mais il y avait trop de contrôles médicaux et elle savait qu'elle n'en aurait même pas surmonté un seul avec succès.

Ses mains étaient en l'air, elle sautillait en hurlant jusqu'à ce que la tête lui tourne. La nausée au bord des lèvres, la jeune femme se fraya un passage dans la foule qui lui sembla tout de suite plus hostile, plus collant. L'euphorie qu'elle ressentait il y avait quelques minutes s'était transformée en un espèce de malaise bien désagréable. Elle sentait la sueur lui coller à la peau, son souffle devenir court et la peau de son visage lui faire mal. Januar réussit à s'isoler de la foule juste à temps pour attendre les toilettes et vomir tout ce qu'elle avait dans le bide.

Blanche, d'un pas chancelant, elle marcha vers un coin un peu plus éloigné du reste, d'où on pouvait tout de même voir les lumières vivifiantes de la course, sans pour autant faire un malaise du fait de l'agitation qui régnait dans la course. Elle sortit une cigarette, se plut à l'allumer et à faire des ronds de fumée tandis que le favori franchit, lors de son cinquième tour, le point de départ en premier. Januar eut un petit mouvement de victoire, puis s'allongea sur la pelouse. Elle ferma les yeux quelques secondes.

Il faisait très bon, au sommet de cette butte. Elle pouvait sentir le vent rentrer dans ses vêtements et lui ébouriffer les cheveux : pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait bien. Pour que la soirée soit parfaite, il n'aurait que manqué d'elle-même soit sur une des motos, les cheveux et le visage au vent, en train de défier la Vie.
| Dim 25 Juin - 3:56

Aleksei Tchakov

Tiens.
Une bouteille d’eau à moitié pleine apparue soudainement au dessus du visage de la jeune femme allongée dans l’herbe, maintenue par une fine main immaculée.

-Quelque temps auparavant-



L’endroit était bondé. Les gens présents se mouvaient comme un seul et même organe, respirant au rythme de l’émotion environnante seulement rythmé par le bruit des moteurs sur la piste.


Badoum.
Les motos ronronnent.
Badoum.
Des cris.
Badoum.
Des corps qui se lèvent, qui s’agitent.


L’harmonie. Je ne pouvais qu’admettre ma fascination pour cette endroit, cette ambiance de défi flottant dans l’air, slalomant entre les corps directement dirigée contre les pilotes de ses bolides mécaniques.
Le temps passe, les tours de terrain aussi, la tension s’accumule, les muscles de mes jambes me tiraille à force de piétiner. Pourtant je reste. J’étais venu après avoir entendu les rumeurs de cette course dans la rue et j’étais resté. Mon manque de connaissance quant à cette discipline était flagrant mais l’envie d’adrénaline bouillait au fond de mes os.
Dernier tour. Le temps et les respirations se suspendent. Les corps en sueurs aux aguets. Un hurlement de joie, puis deux. Un gagnant, le favori. Des râles aussi. Des perdants, les autres. Une explosion d’émotion. Mes mains tremblent, mes jambes aussi. Mon regard balaye la foule. Oh.. Fini l’harmonie.

La gorge sèche, je me dessine un passage jusqu’à la sortie. J’attrape un vendeur ambulant sur mon chemin et lui achète une bouteille d’eau dont j’avale une partie du contenu dès avoir passé la foule. Je sens l’eau plutôt chaude glissé de ma bouche jusqu’à mon estomac, c’est comme un cadeau, une délivrance. Faire bouger mes membres engourdis me sort de ma torpeur.


-Extérieur-


l’air marin fouette mon visage et décolle mes cheveux trempé de mon coup. Les yeux plongés dans le ciel nocturne, magnifique. Les étoiles semblent biller comme des milliers de pierres précieuses inaccessibles. La lune illuminant tellement le ciel que l’on pourrait supposer qu’il fait jour.

Mes yeux s’écartent de cette vue et scrute les alentours nocturne. Un corps, allongé. Un corps de  femme. Au sommet de cette seule et unique butte.
Mes pieds semblèrent de nouveau bouger selon leur propre volonté, quelles bande d’ingrats.

- 15 mètres -

Une corolle de cheveux clairs, entourant un visage pâle. Un débardeur tout aussi blanc. Un short, court, très court même.

- 5 mètres -

Je peux détailler sa taille, ses formes, l’ombre d’un soutient gorge aussi noir que la nuit. Des traits fins sur un visage épuisé mais en paix, des paupières closes. Des cicatrices sur lesquelles je m’attarde le temps d’une seconde.

- 1 mètre -

Sa poitrine se soulève et se rabaisse doucement au rythme de ses respirations. Sa peau brille toujours un peu, tout comme son débardeur colle toujours à sa peau.
Je m’accroupis sans chercher à cacher ma présence pensant être découvert depuis longtemps et tendis la main dans sa direction, la bouteille d’eau au bout des doigts.

Tiens.
| Dim 25 Juin - 22:00

Januar Sanada

Elle profitait, de loin, de la musique de la fête. La course était finie, les festivités pouvaient commencer, encore plus qu'au début. Elle aurait, avec envie souhaité être parmi cette foule, mais son corps las l'empêchait manifestement de faire un seul pas de plus.

La voix qui résonna au-dessus de ses oreilles la réveilla à moitié. Elle mit une minute presque entière à réagir, puis se releva avec difficulté pour saisir la bouteille que cet étranger lui tendait.

« M'ci. »

Comme c'était courant par ici, il aurait pu glisser un cachet de GHB dedans : Januar ne vérifia même pas si c'était le cas, elle se sentait beaucoup trop assoiffée. Elle déboucha la bouteille, la porta à sa bouche et la finit en quelques gorgées, laissant maladroitement de l'eau couler le long de ses lèvres et rendre encore plus transparent son débardeur.

Lorsqu'elle l'eut finie, elle l'a tendit de nouveau à l'homme qui l'avait abordée : il était pas mal, ce type. Il n'avait pas le look de ceux qui venaient tous les soirs assister à des courses de motos, voire enfourcher des bolides vrombissants, mais il n'était pas mal. Elle avouait qu'elle appréciait, au moins de vue, les beaux hommes aux cheveux longs...celui-ci était donc à son goût, même si pour le moment, elle ne pensait pas à grand chose, à part rattraper une bonne nuit de sommeil.

« Vous vous rendez régulièrement dans ce genre... », elle sembla chercher ses mots pendant quelques secondes, « ...de course, fête, endroit ? Vous n'avez pas l'air tout à fait comme...eux ? Enfin, je veux dire...vous n'avez pas tout à fait le look d'un parieur.»

Elle s'était rapidement assise de nouveau sur l'herbe, faisant signe à l'inconnu de faire de même...ce n'était pas comme si elle souhaitait que la soirée continue autrement, mais sur le coup, malgré un flagrant manque de sommeil, elle ne disait pas non à un peu de compagnie humaine.

Januar sortit un paquet de clopes de sa poche, en tendit une à son bienheureux bienfaiteur.

« Trop de bruit pour moi au milieu de tout ça. Vous en voudrez une ? », fit-elle en lui tendant une clope. Elle-même ne fumait pas, c'était contraire aux instructions du médecin, mais elle ne manquait jamais de se sociabiliser en en proposer aux autres.
| Mar 27 Juin - 0:40

Aleksei Tchakov

« De temps à autre
un mot oubliait
ce qu’il fallait oublier
et laissait échapper la vérité. »

Renee C. Neblett


-Minuit et quelques-



«M’ci»

Elle prit la bouteille d’eau de ma main et la descendit comme si sa vie en dépendait.


Un rire franc m’échappa, résonnant ainsi dans la nuit et transperçant le silence lointain.
Contrastant avec le calme nocturne et la musique sourde de la fête battant son plein non loin.


De rien. Ravi d’avoir pu t’être utile.
Une fois la bouteille complètement vide je la reprenais sans prononcer mot. Jouant avec entre mes doigts inconsciemment, je ne quittais pas la jeune femme des yeux. jeune femme qui semblait d’ailleurs me scruter sans gène aucune. Ce qui ne manqua pas de me soutirer un sourire amusé.

« Vous vous rendez régulièrement dans ce genre...de course, fête, endroit? Vous n’avez pas l’air tout à fait comme eux…? Enfin, je veux dire..Vous n’avez pas tout à fait le look d’un parieur. »

C’est peut-être bien parce que je n’en suis pas un, peut-être suis-je juste quelqu’un de curieux qui sait. Son geste m’invitant  m’asseoir ne fit qu’accroître mon amusement. Malgré son air débraillé et ses yeux reflétant toute la fatigue du monde, la demoiselle souhaitait donc entamer une discussion. Soit, quelles raisons aurait-je de lui refuser sa requête. Ce n’était pas du tout comme si un corps magnifique se languissait dans mes draps en attendant mon retour.


Sans plus y réfléchir, je me retrouvais assis sur l’herbe verte. Mes yeux se fermèrent l’espace d’une seconde. Quand ils se rouvrirent, l’objet de mon attention était apparemment occupé à sortir qui fut un paquet de cigarette d’une des poches de son short.

« Trop de bruit pour moi au milieu de tout ça. Vous en voudrez une ? »

Le paquet dans sa main était cabossé et imbibé d’eau, aussi, bien que les cigarettes soient certainement intacte, je refusais tout d’abord d’un geste de la main. Merci bien, mais je ne fume pas. Un sourire que je voulais légèrement tordu comme une grimace apparu sur mon visage. Mais je t’en pris, fumes en une si le cœur t’en dis. Mes yeux se posèrent sur sa tignasse quelques secondes et je me penchais vers elle. Aussi, tu peux me tutoyer, de mon côté je ne compte absolument pas te vouvoyer, alors fais comme tu le sens. Je me redressais tout en disant cela puis plantais de nouveau ma main sous son nez, des brindilles entre les doigts. J’ai le regret de t’annoncer que tu en as partout jolie demoiselle dont j’ignore le nom. Un sourire dévoilant ma dentition s’épanouit sur mes lèvres et les brindilles auparavant retiré atterrirent dans l’herbe rejoignants leur confrères et consœurs sur le sol.

Mes cheveux collant sans discontinuité à ma nuque, j’attrapais alors un ruban noir se trouvant autour de mon poignet et m’attelais non sans mal à regrouper ces démons intenables.

Je la regardait alors encore une fois du coin de l’œil avant de fixer l’horizon éblouissant. Cette femme, qu’allait-il se passer avec elle ?
| Sam 1 Juil - 14:20

Januar Sanada

Qui était ce type ? Il lui offrait tout d'abord une bouteille d'eau pour ensuite s'asseoir à ses côtés et lui faire un petit manège de Don Juan. Si Januar n'avait pas été aussi crevée par ses blessures, sa récente rechute et tout ce qui allait avec, elle l'aurait sûrement envoyé chier d'un coup sec. Mais voilà, pour ce qui concernait cette nuit, elle ne se sentait pas la force morale de faire un quelconque acte violente. Elle réfléchit donc à un moyen de l'envoyer chier plus pacifiquement et en attendant, continua d'écouter ce qu'il avait à lui dire. Après tout, c'était tout de même la moindre des choses, surtout que c'était elle-même qui lui avait proposé de se joindre à elle.

L'atmosphère était douce, si douce qu'elle avait envie de somnoler.

« Je ne peux pas fumer. », s'entendit-elle dire à l'inconnu tout en rangeant le paquet de cigarette là où elle l'avait trouvé, soit dans une de ses poches. Il était évident qu'elle avait au moins essayé de fumer une, voire deux ou pendant quelques années avant l'accident qui l'avait privée de beaucoup de choses. Il se trouvait que son médecin lui avait interdit de toucher à nouveau à un paquet...Pour une fois qu'elle l'écoutait.

Presque bouche-bée, elle l'observa faire son petit manège avec les brindilles – elle passa d'ailleurs la main sur son tee-shirt, enlevant la dernière brindille qui avait finie collée dessus. Januar sourit : ce type, même s'il était drôlement bizarre, était vachement canon. Elle aimait les gars aux cheveux longs, surtout lorsqu'ils avaient un look d'éphèbe...elle resta tout de même sur ses gardes, comme toute femme abordée par un mec qui semblait avoir des idées derrière la tête.

« Januar. Mon prénom, c'est Januar. Comme le mois de janvier en allemand. »

Elle ne connaissait pas du tout l'allemand et se demandait même pourquoi ses parents l'avaient appelée comme ça. Peut-être parce qu'elle était la première enfant ?

« Et toi ? »

Le tutoiement ne la gênait guère, elle-même n'ayant pas l'habitude de vouvoyer ses connaissances : avec ce genre de type du quartier Sud, il était tout de même parfois plus prudent de le faire.

« Très malin, le coup des brindilles. Pas très cool pour aborder une nana qui te plaît. Ça pique, c'est chiant à enlever et ça rentre dans le soutif. Waou. Merci du cadeau. », fit-elle en se relevant pour faire tomber les derniers bouts d'herbe : merci la gravité. Sitôt fait, elle se rassit.

« T'es déjà monté sur une moto ? ...Moi oui. C'est super cool. C'est grisant. »
| Dim 2 Juil - 2:28

Aleksei Tchakov

« Comme un bout de ciel sur ma peau. »
Raise me up- Corson



« Et toi ? »
Sa voix me sortie instantanément de la contemplation dans laquelle je m’étais plongé. Une moue moqueuse se profila sur mon visage. Alekseï. Il ne signifie rien de particulier, quelqu’un m’a dit un jour que mon prénom n’existait pas réellement, du moins pas au début. Qu’il était purement et simplement le prénom « Alexis » auquel on aurait rajouter le « eï » typique du russe. Donc mon prénom n’a pas de réelle étymologie. Non pas de signification profonde dans ce prénom que l’on m’avait attribué à la naissance. Aucune signification même. Enchanté Januar dont le nom signifie le mois de Février en allemand.
Les secondes semblèrent filer entre mes doigts pour s’envoler et s’étirer de plus en plus loin, de plus en plus longtemps.

Sa voix explosa une nouvelle fois le silence. Un ton à la limite du sarcasme au bout des lèvres.

« Très malin, le coup des brindilles. Pas très cool pour aborder une nana qui te plaît. Ça pique, c’est chiant à enlever et ça rentre dans le soutif. Waou. Merci du cadeau. »
Suite à ce monologue, elle se leva dans un sursaut et commença à s’épousseter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une trace de végétation sur elle.Une fois fait, Januar se laissa à nouveau choir non loin. J’ai pourtant essayé de t’en retirer quelques unes, navré de ne pas avoir été assez efficace. C’est ça de se rouler dans l’herbe en sueur.
Son allusion sur mon intérêt sur sa personne m’amusait tout autant que son agacement contre ces pauvres brindilles. D’autant plus qu’elle ne cachait pas bien son jeu, son regard me balayant de haut en bas de façon régulière. Peut-être ne cherchait-elle pas à le cacher du tout. Je décidais de ne pas relever, n’y trouvant aucune nécessité ou peut-être simplement pour la taquiner un tantinet.

« Tu es déjà monté sur une moto ?...Moi oui. C’est super cool. C’est grisant. »
Des images floues de motos accompagné de deux silhouettes familières me virent à l’esprit. Images que je chassais en un battement de cils accompagné par une bourrasque de vent frais. Une ou deux fois oui quand j’étais encore en Russie, mais ce n’était pas moi qui conduisais. Januar eu alors le droit à un sourire éclatant de ma part.

Une musique me trottait dans la tête en boucle depuis plusieurs minutes. Loin d’être déplaisante elle ne collait pourtant absolument pas à la situation actuelle mais beaucoup plus à la fête dont nous nous étions tout deux échappés. Let me drink you heart druk, Let me dream your eyes shut, Let me get your mind off, Let me make your body talk. J’aimais cette musique et ces paroles plus qu’explicites. Pas besoin de cacher quoique ce soit.

Je pivotais en direction de la demoiselle, déterminer certes, mais à quoi ?  Cela reste encore un mystère. Ma bouche s’entrouvrit comme pour laisser s’échapper quelques paroles mais je fus coupé part un bruit de pas clopin-clopant se rapprochant. Mes sourcils se froncèrent, mes yeux se détournèrent de ce qui aurait dû être l’objet de toute mon attention pour se poser sur la silhouette de l’inconnu à la démarche plus que fragile.