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 Like an alley cat (Joseph)

| Dim 18 Juin - 13:21

Yumi Shinogaï

Sanctuaire _ SUD, nuit tombée
 « Seneler sürer her gunum; Yalniz gitmekten yorgunum »
Each day goes on for years, I'm tired of being alone

Ce ne sont que des larmes. Ce n'est qu'une douleur vive. Un moment de faiblesse.

Souffrir ce n'est rien, souffrir en vaut la chandelle. Je me mens à moi moi-même, je me rassure, m'offre le courage de vivre. Ce ne sont que des mains qui tremblent après tout, des genoux embrassant le sol et des mots. Des mots qui agresses mon esprit, qui meurtrit le peu d'amour qui stagne en mon être. Je secoue la tête, secoue mon esprit, je les chasses, ces envies, envies de mourir. Des ''non'',  des ''merdes'', entrecoupés d'arrêts respiratoires, d'air consommés. Des mots incompréhensibles que seul le vide de mon cœur s'efforce à comprendre.


Palpitations.    Soupires.     Souffrance.



Mais ce ne sont que des larmes. Ce n'est qu'une douleur vive. Un moment de.


SILENCE_ MÉTÉO CAPRICIEUSE.


Mes larmes se mêlent à celle de la nuit. Elle me comprend la nuit. Elle ne m'a jamais trahie. La nuit m'enlace, à-t-elle point que je ne bouge plus. Ce ne sont que des tremblements, des tremblements qui parasites mon corps. Encore un silence.
Mon corps se détend peu à peu, ma tête se redresse. Je regarde l'autel de prières en face de moi. Encore un silence. Je me sens trahie, ma souffrance ne part pas, elle persiste, elle grandit. Mes mains tremblantes se retournent. Le vent caresse mes paumes et la pluie les remplies de chagrin. Dieu ne veut pas de moi. Mes larmes remontent. Encore en silence.

Le sanctuaire nous aides à oublier. Mon cul. Chaque larmes versées ici n'ont fait qu'accroître ma détresse.



Palpitations.    Soupires.    Souffrance.



Je me lève, mes jambes sont aussi lourde que mon âme. D'un geste rapide et grossier, j'essuie mon visage ravagé par les larmes et la pluie, balaye le désespoir encré. Je renifle et reste un instant là, dégoulinante de pleurs. J'envisage quelques instants de ne pas être seule, j'envisage quelques instants un échappatoire mais rien ne vient.
Je suis faible et décrire ma douleur ne serait pas grand chose. La souffrance est déjà assez longue.



elixir
blanc
| Lun 19 Juin - 21:44

Joseph Skandalaki

Une autre journée, trop longue journée, avait prit fin avec le train habituel de l'enquêteur, et cette fin ne fit pas exception aux autres. Le volant de sa voiture dans une main et sa fidèle gourde d'alcool dans l'autre Joseph filait comme une brise de vents sous la pluie dans la ville. L'enquêteur avait encore une fois délaissé une enquête à un subalterne par désintérêt pour la cause. Gianni croyait qu'en venant ici, il arriverait au final à oublier le passé, ou a passer par dessus mais excepté quelques instants, il n'avait jamais cessé de boire pour oublier, d'espérer fermez les yeux une fois ultime sans ne jamais plus les ouvrir sur sa vie, ou celle d'autrui.

La pluie battante continuait de cogner sur la carapace métallique de la voiture rouge, Joseph voyait un peu flou sans trop savoir ou il allait, il avait pris un gros détour pour se rendre chez lui, beaucoup d'endroits lui était encore inconnue, il était dans la lune quand soudainement, il fut surpris par l'apparition d'un chat noir devant ses phares, il se saisissait et freinât brusquement laissant crier les pneus sur l'asphalte mouillé, le chat sursauta et fuya vers un buisson. Joseph se passa la main dans le front, puis regarda en direction de la fuite du chat, il remarqua une sorte de temple, étrange qu'il ne l'ai jamais vue avant, bien que le quartier sud fût rarement une de ses destinations, une force intérieure lui fit stopper le moteur de sa voiture, il se contenta de la laisser là sans la verrouiller au milieu de la route.

Il leva les yeux vers le ciel qui déferlait une pluie sans arrêt. Il ne c'était pas couvert laissant son veston et son arme principale dans la voiture. Il marcha vers le temple et s'arrêta sur le porche du temple, restant a moitié sous la pluie. Il força les yeux pour voir clair avec le peu d'illumination des quelques chandelles, il voyait quelqu'un ... non quelqu'une, était-ce encore une autre rencontre décidée par celui qui a fait de la vie de Joseph un calvaire ?

Il fit un léger pas puis s'arrêta, il ne semblait pas avoir été entendu, il fit encore quelques pas puis s'arrêta a quelques décimètres derrière.
- Pleurer dans la pluie est un cri qui ne se fera jamais entendre, parce que les goûtes du ciel sont le rempart des sentiments. ... j'ai lu ça quelques parts.
| Mar 20 Juin - 22:28

Yumi Shinogaï

Mon coeur explose. De rapide battements tape ma cage thoracique et mes paupières s'agrandissent. Je renifle, de manière pathétique et me retourne lentement. Que vois-je en face de moi. L'inspecteur Skandalaki. Le seul et l'unique. Celui qui part sa présence m'intrigue et m'impressionne. J'inspire un grand coup mais, rien n'y fait. De toutes nouvelles palpitations me prennent. Elles sont malgré tout différentes, comme ci une douce brise était passé sur mon coeur.

Je ne peux plus bouger, un silence s'installe. Il n'y a que la pluie et la nuit pour parler. La nuit, j'aime tellement la nuit. Ma tête se baisse et mon regard se perd sur le côté. Prise de tremblement je me retourne, pour cacher ma sensibilité. Mon mal, il me ronge. Je soupire et, comme perdue, je décide d'ignorer sa présence. Je veux oublier, enfin. Si seulement.
Je décide de lever ma tête vers le ciel. Il fait si sombre et pourtant je ne me sens pas submergé par l'obscurité. Les goûtes qui tombent du ciel frappe ma peau, glisse dans ma sombre chevelure et je soupire. Mes paupières se ferment et machinalement je m'enlace moi-même. Ma solitude me fait si mal. Pourtant, je le sais, je ne suis plus seule maintenant, physiquement. Il se tient derrière moi et moi je suis là, je l'ignore. Au fond, j'ignore simplement comment chasser la tristesse. Alors je soupire, de nouveaux.
Mes bras se relâchent et sont maintenant pendues dans le vide, ma tête s'est abaissé. Ma cage thoracique serre ce qui me reste de vie, je suffoque et retombe à genoux. De manière pathétique, encore une fois.
Merde, je ne voulais pas montrer autant de faiblesse. Merde, j'aurais voulu rester seule. Les larmes remontent, je les contient, tant bien que mal. Une nausée me prends, je ne vois plus rien, tout est vague. Je ne me suis pas droguée aujourd'hui, j'aurais sûrement du.

Le silence qui s'est installé il y a dix minutes, je ne le supporte plus. Je ne suis plus seule, pourtant j'agis tout comme. Je pourrais simplement vider, pour la première fois de ma vie, ce lourd sac, ce lourd fardeau qui pèse sur mes épaules. C'est difficile. Ma fierté serait touché.
J'inspire un grand coup et ma voix tremblante se mêle à la pluie battante.

Je me sens si seule. Aide moi. Et je t'aiderai. Je m'arrête et tourne ma tête vers sa direction, cet endroit est fait pour oublier... Non ?...

Un sourire, du moins, une tentative.



elixir
blanc
| Mar 20 Juin - 22:46

Joseph Skandalaki

Le silence avait été la réponse immédiate a l'interlocution de Joseph, il n'ajouta rien, en fait il ne savait pas encore ce qu'il faisait ici, ni pourquoi il avait pris la peine de venir lui parler, après tout, elle lui avait apporté que des problèmes depuis leur première rencontre. Mais cette intrigue qu'elle allumait en lui, depuis dans les moments de solitude de Joseph il ne voyait plus seulement que ses mains tachées du sang comme jadis, un visage se formait lentement restant flou. Par réflexe de manie Joseph glissa la main sur son torse et constata qu'il avait laissé son veston ainsi que sa flasque dans la voiture, c'était une première, jamais il ne la laissait loin de lui.... Ce ne fut pas la seule chose qui était une première, puisqu'il ne se précipita pas pour la récupérer.

Il laissa le silence conforter l'endroit ignorant quoi faire, mais probablement que c'était la le problème, c'était illogique d'être venu ici, c'était illogique de laisser la voiture au milieu du chemin pour sortir sous la pluie a cause d'un chat ... La logique n'était plus de mise. Il croisa le regard de Yumi quand elle daigna lui adresser la parole esquissant un semblant de sourire. Le regard de Joseph devint doux un moment en guise de réponses.

- Je ne demande rien en échange ..

Évidemment, il parlait de l'aide en retour. Joseph regarda autour d'eux lentement puis s'accroupie derrière Yumi qui était a genoux, il posa délicatement, mais fermement ses mains sur les épaules de Yumi. Il appuya son front sur le derrière de tête de la jeune femme mystérieuse, mais intrigante.

- Il faut peut-être plus de force d'âme encore pour résister à la solitude qu'à la misère; la misère avilit, la retraite déprave.
| Mer 21 Juin - 23:34

Yumi Shinogaï

Ses mots. Ils me venaient droit au cœur. Ce même cœur qui ne pouvait s'empêcher de souffrir, de se tordre et se re-tordre contre mes pauvres poumons et mes frêles côtes. Je sens de l'air, de l'air chaud contre ma nuque, il est proche, non, il est contre moi, me maintient. Je ne faisais que trembler jusque là mais mon corps se détends, ma tête se baisse un peu plus. La seule chose que je peux faire, c'est de laisser un nouveau long silence s'installer. Je suis hésitante, tandis que mes larmes se mélange à la pluie qui petit à petit se calme tant bien que mal.
Au final, je suis perdue dans mes pensées. C'est bizarre, cette proximité m'intrigue, elle est bien trop nouvelle et sur tout les plans. Personne à part père ou mère ,-sous ses beaux jours -ne m'a jamais touché comme cela. Mes poings se resserrent machinalement et ma tête s'abaisse un peu plus, mère... Mon corps, lentement s'affaisse, mon front rencontre le sol, froid et trempé. Je pleure davantage et une voix distincte hurle en boucle dans ma tête : " Elle ne t'a jamais aimé ". C'est douloureux, je me méprise. Je méprise ce que je suis et ce que l'on fait de moi. Je méprise cette vie bien trop épuisante pour moi. Je méprise cette autorité, au fond, je ne rêve que de liberté.
Alors déterminé je me redresse, toujours à genoux et renifle de plus belle, réfrénant de nouvelles palpitations je me retourne et regarde l'homme qui me fait face. Il est si proche, encore plus que d'habitude. Je pourrais presque dire qu'il sent bon, si seulement la pluie ne nous avaient pas enlaidit. Je le fixe, bêtement, un très long moment. Mon regard est embué, des larmes coules mais la pluie les caches. Tiens, il a de beaux yeux. Tiens, je n'avais jamais observé cette petite pilosité faciale qui lui va si bien. Je rougis et fronce les sourcils avant de murmurer, d'une voix cassée :

Pourquoi t’apparais toujours quand j'en ai besoin ?



elixir
blanc
| Jeu 22 Juin - 21:50

Joseph Skandalaki

Le bruit de la pluie continuait d'être le seul son qui répondait a la rétorque de l'enquêteur. Il se contentait de maintenir sa position, Il n'osa pas trop la retenir quand elle se plaqua le front au sol, laissant qu'une seule main au milieu de son dos comme seule source de chaleur pour la dame. À vrai dire, l'homme n'avait aucune idée ce qu'il faisait encore ici, il laissa l'impulsion du moment agir, il laissa son côté humain le plus enfoui agir pour lui, le Joseph qui rendait sa mère si fière de lui et non pas la coquille de regrets couvert du sang qu'il a versé depuis tant d'année qu'il méprisait tant.

Lorsqu'elle se tourna vers lui, il déplaça sa main pour garder un contact physique avec elle, sa main glissa jusqu'a son épaule, il la fixa dans les yeux, son teint claire comme la lune et les quelques brillants restant dans le fond de ses yeux força un sourire que Joseph tentait tant bien que mal de camoufler. Il glissa sa main vers le cou de Yumi puis la monta dans ses cheveux.

- Voyons, Je suis la pire chose que quelqu'un puisse avoir besoin.

Gianni tourna la tête vers la droite puis vers la gauche, visita les lieux avec son regard, après tout habituellement il détestait la pluie. Lentement, il se redressa restant un penché vers l'avant, utilisant sa main libre pour prendre celle de Yumi et l'invité a se relever. '' Laisse-moi t'abrité '' Il marcha quelques pas vers ce qui était le plus proche d'un abri, une sorte de petite arche qui laissa passer encore quelques gouttelettes d'eau.

- Pourquoi es-tu ici ?
| Jeu 22 Juin - 23:10

Yumi Shinogaï

Je suis sûrement en train de me ramollir.
Mon visage se détends au contact maintenu de son regard dans le mien. Je ne comprends plus rien. Mon esprit s'embrouille. Il m'embrouille. Je soupire doucement à ses premières paroles et ferme les yeux à sa main rampant jusque dans mes long cheveux noir de jais. Ma frange droite, assez longue, tombe et colle à mon visage. Ma chemise blanche n'est plus très blanche mais très transparente. Elle me colle à la peau, à la chaire. Mon sous vêtements noir dentelé apparaît. Chaque brise portée par la pluie font ressortir ma féminité, ma fragilité, ma sensibilité corporelle. Ma peau brille grâce à l'eau et au reflet de la pleine lune. Je me sens si frêle à cet instant.
Par la suite, je me sens soulevé, ou plutôt aidé. Sans aucune résistance, je le suis et presque naturellement je m'approche de lui. Plus proche, encore plus proche. Je peux entrevoir les quelques goutes tombant de l'arche entre nous. Je l'observe, sans rien répondre laissant encore le silence s'installer. Tout me paraît si différent quand il est là. Serait-ce parce qu'il m'a aidé à me sortir d'une situation embarrassante à l'est l'autre jour ? Serait-ce à cause de sa venue chez moi ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Tout ce que je sais c'est que je n'arrive pas à détacher mon regard du sien. Je le souhaite, si fort. Mais, je ne peux rien y faire. Des larmes incontrôlés continue de couler, elles sont visible maintenant. Pardon, ma tristesse est davantage visible maintenant.
Le silence, encore le silence.
Je le brise, en un soupir et baisse la tête pour finalement murmurer en passant timidement mes mains dans le dos de l'inspecteur, comme pour commencer une embrassade :

-Je ne faisais que errer. J'ai finis par vouloir oublier. Mais cet endroit est une blague qui ne soulage que les superstitieux...

Je remarque mes mains, posés maladroitement sur son corps et les retires. J'écourte ainsi la légère accolade. Me recule et me tourne dos à lui. J'essuie du bout de mes doigts trempés mes joues rosies et je m’accroupis tirant de la poche arrière de mon pantalon, un pauvre paquet de cigarette humide. Une cigarette en sort, tout est habituelle, seule la cigarette ne l'est pas. Humide, trempée, je ne sais pas trop mais je vais la fumer. Comme la vie le fait avec moi.

-Je ne te retiens pas plus, officier... Tu n'as rien à faire ici... Rien...


Foutaises. Je le veux là. Je ne veux plus être seule



elixir
blanc