AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 Like an alley cat (Joseph)

| Dim 18 Juin - 13:21

Yumi Shinogaï

Sanctuaire _ SUD, nuit tombée
 « Seneler sürer her gunum; Yalniz gitmekten yorgunum »
Each day goes on for years, I'm tired of being alone

Ce ne sont que des larmes. Ce n'est qu'une douleur vive. Un moment de faiblesse.

Souffrir ce n'est rien, souffrir en vaut la chandelle. Je me mens à moi moi-même, je me rassure, m'offre le courage de vivre. Ce ne sont que des mains qui tremblent après tout, des genoux embrassant le sol et des mots. Des mots qui agresses mon esprit, qui meurtrit le peu d'amour qui stagne en mon être. Je secoue la tête, secoue mon esprit, je les chasses, ces envies, envies de mourir. Des ''non'',  des ''merdes'', entrecoupés d'arrêts respiratoires, d'air consommés. Des mots incompréhensibles que seul le vide de mon cœur s'efforce à comprendre.


Palpitations.    Soupires.     Souffrance.



Mais ce ne sont que des larmes. Ce n'est qu'une douleur vive. Un moment de.


SILENCE_ MÉTÉO CAPRICIEUSE.


Mes larmes se mêlent à celle de la nuit. Elle me comprend la nuit. Elle ne m'a jamais trahie. La nuit m'enlace, à-t-elle point que je ne bouge plus. Ce ne sont que des tremblements, des tremblements qui parasites mon corps. Encore un silence.
Mon corps se détend peu à peu, ma tête se redresse. Je regarde l'autel de prières en face de moi. Encore un silence. Je me sens trahie, ma souffrance ne part pas, elle persiste, elle grandit. Mes mains tremblantes se retournent. Le vent caresse mes paumes et la pluie les remplies de chagrin. Dieu ne veut pas de moi. Mes larmes remontent. Encore en silence.

Le sanctuaire nous aides à oublier. Mon cul. Chaque larmes versées ici n'ont fait qu'accroître ma détresse.



Palpitations.    Soupires.    Souffrance.



Je me lève, mes jambes sont aussi lourde que mon âme. D'un geste rapide et grossier, j'essuie mon visage ravagé par les larmes et la pluie, balaye le désespoir encré. Je renifle et reste un instant là, dégoulinante de pleurs. J'envisage quelques instants de ne pas être seule, j'envisage quelques instants un échappatoire mais rien ne vient.
Je suis faible et décrire ma douleur ne serait pas grand chose. La souffrance est déjà assez longue.



Ͽ naugh

ty

| Lun 19 Juin - 21:44

Joseph Skandalaki

Une autre journée, trop longue journée, avait prit fin avec le train habituel de l'enquêteur, et cette fin ne fit pas exception aux autres. Le volant de sa voiture dans une main et sa fidèle gourde d'alcool dans l'autre Joseph filait comme une brise de vents sous la pluie dans la ville. L'enquêteur avait encore une fois délaissé une enquête à un subalterne par désintérêt pour la cause. Gianni croyait qu'en venant ici, il arriverait au final à oublier le passé, ou a passer par dessus mais excepté quelques instants, il n'avait jamais cessé de boire pour oublier, d'espérer fermez les yeux une fois ultime sans ne jamais plus les ouvrir sur sa vie, ou celle d'autrui.

La pluie battante continuait de cogner sur la carapace métallique de la voiture rouge, Joseph voyait un peu flou sans trop savoir ou il allait, il avait pris un gros détour pour se rendre chez lui, beaucoup d'endroits lui était encore inconnue, il était dans la lune quand soudainement, il fut surpris par l'apparition d'un chat noir devant ses phares, il se saisissait et freinât brusquement laissant crier les pneus sur l'asphalte mouillé, le chat sursauta et fuya vers un buisson. Joseph se passa la main dans le front, puis regarda en direction de la fuite du chat, il remarqua une sorte de temple, étrange qu'il ne l'ai jamais vue avant, bien que le quartier sud fût rarement une de ses destinations, une force intérieure lui fit stopper le moteur de sa voiture, il se contenta de la laisser là sans la verrouiller au milieu de la route.

Il leva les yeux vers le ciel qui déferlait une pluie sans arrêt. Il ne c'était pas couvert laissant son veston et son arme principale dans la voiture. Il marcha vers le temple et s'arrêta sur le porche du temple, restant a moitié sous la pluie. Il força les yeux pour voir clair avec le peu d'illumination des quelques chandelles, il voyait quelqu'un ... non quelqu'une, était-ce encore une autre rencontre décidée par celui qui a fait de la vie de Joseph un calvaire ?

Il fit un léger pas puis s'arrêta, il ne semblait pas avoir été entendu, il fit encore quelques pas puis s'arrêta a quelques décimètres derrière.
- Pleurer dans la pluie est un cri qui ne se fera jamais entendre, parce que les goûtes du ciel sont le rempart des sentiments. ... j'ai lu ça quelques parts.
| Mar 20 Juin - 22:28

Yumi Shinogaï

Mon coeur explose. De rapide battements tape ma cage thoracique et mes paupières s'agrandissent. Je renifle, de manière pathétique et me retourne lentement. Que vois-je en face de moi. L'inspecteur Skandalaki. Le seul et l'unique. Celui qui part sa présence m'intrigue et m'impressionne. J'inspire un grand coup mais, rien n'y fait. De toutes nouvelles palpitations me prennent. Elles sont malgré tout différentes, comme ci une douce brise était passé sur mon coeur.

Je ne peux plus bouger, un silence s'installe. Il n'y a que la pluie et la nuit pour parler. La nuit, j'aime tellement la nuit. Ma tête se baisse et mon regard se perd sur le côté. Prise de tremblement je me retourne, pour cacher ma sensibilité. Mon mal, il me ronge. Je soupire et, comme perdue, je décide d'ignorer sa présence. Je veux oublier, enfin. Si seulement.
Je décide de lever ma tête vers le ciel. Il fait si sombre et pourtant je ne me sens pas submergé par l'obscurité. Les goûtes qui tombent du ciel frappe ma peau, glisse dans ma sombre chevelure et je soupire. Mes paupières se ferment et machinalement je m'enlace moi-même. Ma solitude me fait si mal. Pourtant, je le sais, je ne suis plus seule maintenant, physiquement. Il se tient derrière moi et moi je suis là, je l'ignore. Au fond, j'ignore simplement comment chasser la tristesse. Alors je soupire, de nouveaux.
Mes bras se relâchent et sont maintenant pendues dans le vide, ma tête s'est abaissé. Ma cage thoracique serre ce qui me reste de vie, je suffoque et retombe à genoux. De manière pathétique, encore une fois.
Merde, je ne voulais pas montrer autant de faiblesse. Merde, j'aurais voulu rester seule. Les larmes remontent, je les contient, tant bien que mal. Une nausée me prends, je ne vois plus rien, tout est vague. Je ne me suis pas droguée aujourd'hui, j'aurais sûrement du.

Le silence qui s'est installé il y a dix minutes, je ne le supporte plus. Je ne suis plus seule, pourtant j'agis tout comme. Je pourrais simplement vider, pour la première fois de ma vie, ce lourd sac, ce lourd fardeau qui pèse sur mes épaules. C'est difficile. Ma fierté serait touché.
J'inspire un grand coup et ma voix tremblante se mêle à la pluie battante.

Je me sens si seule. Aide moi. Et je t'aiderai. Je m'arrête et tourne ma tête vers sa direction, cet endroit est fait pour oublier... Non ?...

Un sourire, du moins, une tentative.



Ͽ naugh

ty

| Mar 20 Juin - 22:46

Joseph Skandalaki

Le silence avait été la réponse immédiate a l'interlocution de Joseph, il n'ajouta rien, en fait il ne savait pas encore ce qu'il faisait ici, ni pourquoi il avait pris la peine de venir lui parler, après tout, elle lui avait apporté que des problèmes depuis leur première rencontre. Mais cette intrigue qu'elle allumait en lui, depuis dans les moments de solitude de Joseph il ne voyait plus seulement que ses mains tachées du sang comme jadis, un visage se formait lentement restant flou. Par réflexe de manie Joseph glissa la main sur son torse et constata qu'il avait laissé son veston ainsi que sa flasque dans la voiture, c'était une première, jamais il ne la laissait loin de lui.... Ce ne fut pas la seule chose qui était une première, puisqu'il ne se précipita pas pour la récupérer.

Il laissa le silence conforter l'endroit ignorant quoi faire, mais probablement que c'était la le problème, c'était illogique d'être venu ici, c'était illogique de laisser la voiture au milieu du chemin pour sortir sous la pluie a cause d'un chat ... La logique n'était plus de mise. Il croisa le regard de Yumi quand elle daigna lui adresser la parole esquissant un semblant de sourire. Le regard de Joseph devint doux un moment en guise de réponses.

- Je ne demande rien en échange ..

Évidemment, il parlait de l'aide en retour. Joseph regarda autour d'eux lentement puis s'accroupie derrière Yumi qui était a genoux, il posa délicatement, mais fermement ses mains sur les épaules de Yumi. Il appuya son front sur le derrière de tête de la jeune femme mystérieuse, mais intrigante.

- Il faut peut-être plus de force d'âme encore pour résister à la solitude qu'à la misère; la misère avilit, la retraite déprave.
| Mer 21 Juin - 23:34

Yumi Shinogaï

Ses mots. Ils me venaient droit au cœur. Ce même cœur qui ne pouvait s'empêcher de souffrir, de se tordre et se re-tordre contre mes pauvres poumons et mes frêles côtes. Je sens de l'air, de l'air chaud contre ma nuque, il est proche, non, il est contre moi, me maintient. Je ne faisais que trembler jusque là mais mon corps se détends, ma tête se baisse un peu plus. La seule chose que je peux faire, c'est de laisser un nouveau long silence s'installer. Je suis hésitante, tandis que mes larmes se mélange à la pluie qui petit à petit se calme tant bien que mal.
Au final, je suis perdue dans mes pensées. C'est bizarre, cette proximité m'intrigue, elle est bien trop nouvelle et sur tout les plans. Personne à part père ou mère ,-sous ses beaux jours -ne m'a jamais touché comme cela. Mes poings se resserrent machinalement et ma tête s'abaisse un peu plus, mère... Mon corps, lentement s'affaisse, mon front rencontre le sol, froid et trempé. Je pleure davantage et une voix distincte hurle en boucle dans ma tête : " Elle ne t'a jamais aimé ". C'est douloureux, je me méprise. Je méprise ce que je suis et ce que l'on fait de moi. Je méprise cette vie bien trop épuisante pour moi. Je méprise cette autorité, au fond, je ne rêve que de liberté.
Alors déterminé je me redresse, toujours à genoux et renifle de plus belle, réfrénant de nouvelles palpitations je me retourne et regarde l'homme qui me fait face. Il est si proche, encore plus que d'habitude. Je pourrais presque dire qu'il sent bon, si seulement la pluie ne nous avaient pas enlaidit. Je le fixe, bêtement, un très long moment. Mon regard est embué, des larmes coules mais la pluie les caches. Tiens, il a de beaux yeux. Tiens, je n'avais jamais observé cette petite pilosité faciale qui lui va si bien. Je rougis et fronce les sourcils avant de murmurer, d'une voix cassée :

Pourquoi t’apparais toujours quand j'en ai besoin ?



Ͽ naugh

ty

| Jeu 22 Juin - 21:50

Joseph Skandalaki

Le bruit de la pluie continuait d'être le seul son qui répondait a la rétorque de l'enquêteur. Il se contentait de maintenir sa position, Il n'osa pas trop la retenir quand elle se plaqua le front au sol, laissant qu'une seule main au milieu de son dos comme seule source de chaleur pour la dame. À vrai dire, l'homme n'avait aucune idée ce qu'il faisait encore ici, il laissa l'impulsion du moment agir, il laissa son côté humain le plus enfoui agir pour lui, le Joseph qui rendait sa mère si fière de lui et non pas la coquille de regrets couvert du sang qu'il a versé depuis tant d'année qu'il méprisait tant.

Lorsqu'elle se tourna vers lui, il déplaça sa main pour garder un contact physique avec elle, sa main glissa jusqu'a son épaule, il la fixa dans les yeux, son teint claire comme la lune et les quelques brillants restant dans le fond de ses yeux força un sourire que Joseph tentait tant bien que mal de camoufler. Il glissa sa main vers le cou de Yumi puis la monta dans ses cheveux.

- Voyons, Je suis la pire chose que quelqu'un puisse avoir besoin.

Gianni tourna la tête vers la droite puis vers la gauche, visita les lieux avec son regard, après tout habituellement il détestait la pluie. Lentement, il se redressa restant un penché vers l'avant, utilisant sa main libre pour prendre celle de Yumi et l'invité a se relever. '' Laisse-moi t'abrité '' Il marcha quelques pas vers ce qui était le plus proche d'un abri, une sorte de petite arche qui laissa passer encore quelques gouttelettes d'eau.

- Pourquoi es-tu ici ?
| Jeu 22 Juin - 23:10

Yumi Shinogaï

Je suis sûrement en train de me ramollir.
Mon visage se détends au contact maintenu de son regard dans le mien. Je ne comprends plus rien. Mon esprit s'embrouille. Il m'embrouille. Je soupire doucement à ses premières paroles et ferme les yeux à sa main rampant jusque dans mes long cheveux noir de jais. Ma frange droite, assez longue, tombe et colle à mon visage. Ma chemise blanche n'est plus très blanche mais très transparente. Elle me colle à la peau, à la chaire. Mon sous vêtements noir dentelé apparaît. Chaque brise portée par la pluie font ressortir ma féminité, ma fragilité, ma sensibilité corporelle. Ma peau brille grâce à l'eau et au reflet de la pleine lune. Je me sens si frêle à cet instant.
Par la suite, je me sens soulevé, ou plutôt aidé. Sans aucune résistance, je le suis et presque naturellement je m'approche de lui. Plus proche, encore plus proche. Je peux entrevoir les quelques goutes tombant de l'arche entre nous. Je l'observe, sans rien répondre laissant encore le silence s'installer. Tout me paraît si différent quand il est là. Serait-ce parce qu'il m'a aidé à me sortir d'une situation embarrassante à l'est l'autre jour ? Serait-ce à cause de sa venue chez moi ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Tout ce que je sais c'est que je n'arrive pas à détacher mon regard du sien. Je le souhaite, si fort. Mais, je ne peux rien y faire. Des larmes incontrôlés continue de couler, elles sont visible maintenant. Pardon, ma tristesse est davantage visible maintenant.
Le silence, encore le silence.
Je le brise, en un soupir et baisse la tête pour finalement murmurer en passant timidement mes mains dans le dos de l'inspecteur, comme pour commencer une embrassade :

-Je ne faisais que errer. J'ai finis par vouloir oublier. Mais cet endroit est une blague qui ne soulage que les superstitieux...

Je remarque mes mains, posés maladroitement sur son corps et les retires. J'écourte ainsi la légère accolade. Me recule et me tourne dos à lui. J'essuie du bout de mes doigts trempés mes joues rosies et je m’accroupis tirant de la poche arrière de mon pantalon, un pauvre paquet de cigarette humide. Une cigarette en sort, tout est habituelle, seule la cigarette ne l'est pas. Humide, trempée, je ne sais pas trop mais je vais la fumer. Comme la vie le fait avec moi.

-Je ne te retiens pas plus, officier... Tu n'as rien à faire ici... Rien...


Foutaises. Je le veux là. Je ne veux plus être seule



Ͽ naugh

ty

| Lun 26 Juin - 21:57

Joseph Skandalaki

Elle l'avait suivi, si facilement, ou était passé cette femme farouche et arrogante qu'il avait côtoyer a chacune de leur rencontre ? Cette question disparue dans les méandres au moment ou l'espace entre eux fut encore plus étroit, il sentit les mains dans son dos, ce contact rassurant et intriguant. Il respira si faiblement que même si proche, il donnait l'impression de ne pas respirer. Oublier ? Oublier quoi ? Puis le moment pris fin, cette espèce de bulle de confiance et confidence, il fut libéré de la légère et maladroite étreinte.

- C'est peut-être une blague, mais nous sommes ici par le plus grand des hasards... Drôle de hasard ?

Il recula un peu pour laisser son dos s'appuyer contre une des parois qui tenait l'abri désigné, elle était vraiment étrange, mais il semblait un peu plus la reconnaître. Joseph n'avait pas avalé une goutte de son breuvage divin depuis déja plus longtemps que jamais depuis sa descente en enfer, mais pourtant rien ne le poussa a retourner la chercher a la voiture, qui était toujours presque totalement au milieu de la route. Il passa sa main sur sa ceinture et ne trouva pas son badge et sourit légèrement.

- Je sais bien que tu n'a pas besoin d'un officier, sauf qu'en ce moment, il n'y en pas ici.

Il se décolla de la paroi et s'approche de Yumi, restant cette fois bien debout et grand les bras croisés.

- Qu'est-ce que tu veux oublier ? C'est difficile d'oublier quelque chose, si tu y arrives, tu me diras comment.
| Mar 27 Juin - 0:05

Yumi Shinogaï

Un spectre fait de nicotine s'échappe dans les airs. Mes doigts encore mouillés enserrent le petit bout orange de façon à ce que rien n'échappe a mes lèvres. Je suis perdue dans mes pensées, je l'écoute sans trop l'écouter. Bizarrement, petit à petit, tout s'envole. D'entre mes lèvres à mon esprit, tout s'accorde. Sa présence bien que particulière me fais un petit quelque chose, spécial dirais-je.
Je me redresse et il s'approche, m'interroge. Mon regard bien que réanimé ne manque pas de s'abaisser et je retire la cigarette brûlante de ma bouche, elle ne tient qu'a deux doigts, de tomber. Tomber... Je soupire et mes paupières enveloppes mes globes oculaires. Il fait sombre, je pense. Puis lentement je répond, d'une voix presque morte.

J'aimerais savoir Joseph. J'aimerais, pouvoir oublier. Oublier que toute ma vie je n'ai jamais eu autre chose que la peur de décevoir une famille trop peu chaleureuse... Oublier le faite qu'être seule, seule ici, seule avec moi-même c'est une réalité... Une réalité qui me dépasse...

Ma main libre glisse le long de mon chemisier pour s'écraser contre ma poitrine. Je sens mon coeur, il bat et me prouve que tout cela est réel. Douleur, chagrin. Sa présence. J'inspire grandement et la cigarette m'échappe. Mes mains tremblantes remontent pour cacher mon visage. Des sanglots bien plus puissant émane de ma personne. Quelle faiblesse de se montrer ainsi devant un homme dont on ne connait rien. Au fond, je ne connais personne. Personne qui puisse rester là, à me regarder sans avoir rien qu'un rictus. Un rire malaisant et qui me donnerai encore plus l'envie de disparaître. À tout jamais.

Inspecteur...

Je ne sais ce qui me prends. J'avance et m'écrase contre lui. Je me cache certainement. Dans ses bras. Où il fait chaud. Une chaleur, que je n'aurais jamais crû connaître.



Ͽ naugh

ty

| Jeu 29 Juin - 21:58

Joseph Skandalaki

Joseph n'en savait pas beaucoup sur Yumi, d'ailleurs, c'était un des moteurs de sa motivation a la traqué, a démasqué son jeu, de voir jusqu'ou elle trempe dans les affaires criminelles... mais aussi cette attraction mystérieuse qui l'avait attiré jusqu'ici hors de sa voiture, le toupet de plus en plus trempé. Quand elle mentionna sa famille, il ne put s'empĉher d'esquisser un petit sourire, car au moins, elle en avait une... si c'était vraiment mieux, Joseph était bien placé pour savoir c'était quoi les exigences d'une famille, puis surtout de la solitude.

- Bah, si c'est pour parler de solitude, j'en connais un rayon le dessus
.
Joseph était seul depuis le décès de sa femme, puis il était arrivé a Mayaku seul, et il travaillait toujours en solo parce qu'il n'aimait et supportait la compagnie de personne, la solitude le ronge, le saoule et lui fait souhaiter chaque nuit avant de dormir de ne jamais ouvrir de nouveau les yeux, chose qui ne fut jamais encore arrivé. Puis vint le silence ou, lentement, mais de manière étonnante et inattendu , Yumi s'écrasa sur Joseph, il décroisa les bras la laissa s'appuyer sur lui, il garda les bras ouvert, lui fixant le dessus de la tête, étant plus grand qu'elle, avec un air ébaubi. Il sentit toute sa chaleur contre lui, une sensation longtemps oubliée illumina en lui, en dessous de la poussière, du sang et du temps.

- Pendant un moment, sois seule ... à deux.

Il relâcha un peu de tension et laissa ses bras envelopper Yumi, fermant les yeux, tout ceci lui faisait sans cesse repenser a ces moments dans le noir chez lui a ruminé, il n'aurait jamais pu ou su exprimer sans crainte envers quelqu'un comme elle le faisait, peut être, que ce chat noir voulait montrer une voix a Joseph, une chose que les ténèbres. Il aurait put lui demander qui était sa famille, pour pouvoir en ajouter a son enquête, mais ce Joseph n'était pas du moment.
| Jeu 29 Juin - 22:30

Yumi Shinogaï

À deux.
Il l'avait dit et en un éclair un frisson parcouru mon échine. Je me sens toute chose, ne sachant d'un coup plus où me mettre. Je continue de pleurer mais dans la précipitation je commence à trembler de plus belle. Ma tête se redresse, je le regarde, il me regarde. C'est fou comme deux inconnus pourtant si familier peuvent se soutenir l'un l'autre de manière presque silencieuse.
Une de mes mains glisse sur sa hanche, j'aggripe sa chemise. Je serre les dents et de nouveau mon visage se cache contre son large torse. Je pourrais certainement m'y perdre, y oublier quelque chose et finalement se sanctuaire ne serait pas aussi inutile que je l'aurais pensé. Mais rien n'y fait, plus je tente de faire abstraction, plus je me perds dans ma souffrance. Je pleurs davantage, me cache davantage. Sa chaleur m'étreint de plus belle je soupire.

Inspecteur...

Je ne peux répéter que cela. Je me sens si faible. Si faible d'être la et de ressentir tout ça.
Un silence s'installe, la pluie elle-même semble se calmer. Le temps passe et mes larmes se font plus lente. Ma doigts qui s'étaient aggripés a son haut se detachent pour finalement tomber dans le vide. Ma tête se redresse et je le regarde, pleine de douleur. Je n'y arrive juste pas.

Aide moi...



Ͽ naugh

ty

| Dim 2 Juil - 14:25

Joseph Skandalaki

Joseph gardait un peu silence, ne sachant pas trop quoi dire pour le moment, on pouvait noter que cette fois le silence était vraiment en or cette fois. Joseph resserra graduellement de plus en plus son étreinte, il ne savait pas pourquoi, mais il voulait qu'elle se sente rassuré, rassuré .... il ne pouvait pas se souvenir la dernière fois qu'il avait tenté de rassurer quelqu'un, la tendresse ne faisait plus partie de sa vie, mais durant ses conquêtes d'un soir, c'était pratiquement qu'une histoire d'affaire. Il revint de ses légers méandres.

Lors de la rupture du contact, elle resta plantée devant lui, avec une détresse clairement affiché, il la regarda d'haut en bas puis se mordit la lèvre inférieur, '' all right '' il s'approcha de nouveau et se pencha vers l'avant pour la soulever comme un nouveau marié démontrant sa fierté, cependant il n'avait pas de mariage et ils étaient trempés. Il la tena fermement et se mit en marche vers la sortie du sanctuaire.

- Je ne sais pas, tu es ici depuis combien de temps, mais c'est bien assez.

Il arriva près de sa voiture, qui était toujours là ou il l'avait laissé, il réussit à atteindre la portière avec sa main qui tenait les jambes de Yumi. Sans se soucier si elle était venue ici par ses propres moyens, il la déposa sur le siège passager, puis referma la porte. Il soupira un long coup puis fit le tour du véhicule et prit sa place, il remit la voiture en marche. Il garda une main sur le volant puis tourna la tête vers Yumi, il la regarda... Non pendant un instant, il l'admira, elle était si particulière malgré son état. Il posa sa main sur la sienne.

- Merci ..

Merci pourquoi ? Probablement, lui seul pouvait le savoir.
| Mar 4 Juil - 2:43

Yumi Shinogaï

«La pire des solitudes n'est pas d'être seul mais d'être un compagnon épouvantable pour soi-même.» _ J.S



Je ne vois là qu'une étreinte, un réconfort gagné pour chaque larme coulé. Je ne vois là qu'une nuit faite pour hurlée silencieusement, un mal, un mal qui ne fait que d'ecupler malicieusement.
Tout est flou, je n'ai que pour champ de vision un océan de larmes, un marré de pleurs et râles inconsolés. Mon corps entier s'était mit à vibrer au rythme de mon faible coeur. Ce prétentieux coeur qui me pompait toute ma force, toute mes dernières volontés. Boom, boom. Dans ma poitrine il ne fait que demander attention sans cesse nouvelle, pour vivre, soit disant pour mon bien. Je voulais mourir fut un temps mais, je n'ai pas trouver pont pour satisfaire cette envie. Puis, je suis trop jeune. Je suis bien trop accroché a mon père. Au final, la solitude me ronge fortement l'intérieur, durablement l'âme. C'est un mal sur le long terme.
Mais.
Cette étreinte accourté bien trop vite par mes soins m'appelle de nouveau. Mon égo semblait rougir de tout ce que mes lèvres et ma voix avaient pu dire. Elles ont a elles deux, trahis la fierté qui coule dans mes veines. Je soupire et sans que je puisse m'en défaire je suis soulevé. Telle une princesse. Bien trop frêle. Bien trop perdue, je m'accroche à cet étrange  espoir. Espoir de trouver la paix, quelque part, une chaleur nouvelle et durable.

...

Dans SA voiture, Quartier SUD.

Une odeur masculine vient chatouiller le peu d'odorat qui me reste. Mon nez s'était bouché a force de chialer sous la pluie battante. Je renifle fortement, gênée je fronce les sourcils et ne puis m'empêcher de le fixer, désemparée. Quelle faiblesse. Nous sommes tout deux là, plus rien ne se passe. Ne serait-ce que son regard, tendre, ou je ne sais quel genre de regard que ma mère n'a jamais pu me lancer. Je m'humecte les lèvres, déjà bien humide par la pluie précédente et reste là, bouche ouverte le fixant. Je retrouve la vue et le fixe. Son merci résonne en moi. Encore se stupide coeur, il me pompe, pompe toute mon énergie. Je renifle et je sens sa main sur la mienne. Je ne puis toujours pas detourner le regard du sien. J'en tremble. Intense.

_ Je..., ne me regardez pas comme ça.

Un tic, sûrement nerveux anime mon oeil droit. Il n'arrête pas de cligner rapidement. Les larmes, les pleurs ravages même les plus belles princesses.
Un instant passe, le silence gagne l'habitacle du véhicule. Mon regard se détourne petit a petit pour observer l'intérieur de la voiture. Encore cette odeur, elle me pénètre. Puis je pense, longuement. Je songe à ce qui vient de se passer. Je ne suis plus seule, non là je parle d'une personne totalement nouvelle. Cet homme ne m'obéira jamais comme un de ces yakuzas, comme un de ces chiens. Je respecte mes racines, mon clan, ma famille. Je ne respecte pas leurs esprits. Un homme qui ne me donnera jamais d'ordre, ne me fera peut être jamais mal. Je songe. Intense...
Ce silence dure depuis trop longtemps, je me racle la gorge et me tourne vers lui. Sa main toujours posée sur la mienne, je la prend, en douceur chacun de nos s'entremêlent. Je m'approche de lui et ferme les yeux, je ne veux pas l'affronter. Je laisse une légère distance entre nous, pourtant l'atmosphère humide de cette caisse nous rapproches. Je le sens. Intensément. Chaque inspiration que je prends au final n'ont fait que me rapprocher de lui. Je le sens, son odeur à lui. Unique. Mon autre main vient l'attraper de manière négligé, l'arrière du crâne. Je m'aggripe à lui, ayant presque cette position donnant l'impression que je lui monte dessus. Je soupire doucement et gardant mes paupières closes je souris. Souris à toutes ses bonnes intentions, puis je murmure, finalement convaincue.

_ Merci à vous. J'suis horrible. J'mérite aucune forme de politesse, pour ce que j'ai pu accomplir, je renifle et ouvre que trop peu les yeux, son visage je veux le voir, de près, le sentir encore un peu, ou ce que j'accomplirai. Merci à toi...

Je brûle d'un sentiment inconnu.



Ͽ naugh

ty

| Mer 5 Juil - 22:00

Joseph Skandalaki

Comment ? Comme ça ? C'était comment '' ça '' Joseph en avait aucune idée, depuis le début de cette aventure nocturne Joseph agissait par instinct, par pulsion. Rien de tout cela se serait déroulé de la sorte s'il avait été réfléchi comme a son habitude, lui qui fait une promesse d'honneur, la seule qu'il a, de ne jamais devenir victime d'événement, jamais dicté par des émotions. Un Joseph réfléchi en aurait profité pour lui coller une tâche au dossier pour pouvoir percer son petit jeu, mais cette fois personne ne jouait. Ni elle et encore moins lui, il était a découvert sans défense, peut être, c'était parce qu'elle c'était affichée vulnérable ... Ou parce que ça lui avait fait une sorte de réconfort de tomber sur elle par hasard ici.

Joseph qui était habituellement un fin analyste ne portait pas attention, volontairement ou non, au tic qu'elle affichait, malgré les larmes, les yeux rouges et sa tête trempée Joseph ne voyait qu'elle, c'était étrange, presque nouveau. Leurs doigts s'enlacèrent quand elle s'approchait de lui tranquillement, Joseph ne bougea pas.. il croyait qu'il ne bougeait pas mais il fit un petit bout de chemin lui aussi, elle était très proche de lui, Il la fixa avec un regard léger et doux, il laissa son visage se graver dans son esprit, comme s'il ne voulait jamais oublier cela, pour ajouter quelques choses a tout ses mauvais souvenirs, quelque chose de bien...

Il l'écoutait, c'est amusant puisque qu'il aurait pu lui dire la même chose, il était devenu une personne horrible, lâche et corrompue par ce monde trop sombre et sans pitié.Il traînait la mort partout ou il allait. Une envie brûlante le brûlait, il approche encore son visage, tout près de sien, sur le point de commettre un acte de tendresse sans égale, quand soudainement une goutte de sang lui vint a l'esprit. Il recula et reprit une posture pour conduire, gardant toutefois sa main dans celle de son covoitureuse. Il ne pouvait pas lui mettre la marque de la mort... pas a elle, tout ceux et celles qu'il estimait et s'approchait finissait par mourir par lui ou indirectement.

- C'est ... C'est pas de la politesse....
| Jeu 6 Juil - 1:34

Yumi Shinogaï

«Are you hating yourself ? Do you really hate me ?»

Humain. Il possède cette chaleur que tout mon être désire. Il possède se doux souffle chaud capable de se mêler au mien, au même rythme lent et silencieux. Il possède se regard qui vous rassure, vous enveloppe de tendresse inattendu. Je le sens. Cet humain s'approche de moi sans craindre l'horreur que je reflète. Est-ce des histoires que je m'invente pour inquiéter mon âme ? Je hante mon propre bien de faux fantômes ? Non, tout est bien réel mais cet homme, cet humain les balaye, me rend ce statut de jeune femme.
Mes yeux s'abaisse vers ses lèvres, beaucoup trop proche. Son souffle caresse les miennes ainsi que mon menton. Ce que j'aime ce souffle chaud, je pourrais tuer pour le garder sur moi. Tout à l'air si parfait, je brûle de plus en plus, je me sens dans un film. Le film de ma vie, enfin.

Plus rien. Ce froid revient. Mon regard reste vague un instant, je divague. Ma tête s'abaisse, nos doigts s'embrasses toujours autant. Je divague un peu plus à ses mots. C'est bizarre, j'ai de nouveau envie de pleurer. C'est un caprice que je veux faire, un scandale. Une fenêtre longtemps restée fermé s'était rouverte dans mon coeur. Elle grince, elle est douloureuse maintenant que l'air froid y rentre. Je divague un peu plus, a cette seule source de chaleur, si peu, trop peu. Je grimace et retire ma main d'un coup sec. Je ne peux m'empêcher de le regarder de ses pauvres yeux trahis. Je reviens à la raison, cette bulle beaucoup frêle s'était brisé sans aucune raison et ça, ça me faisait chier.
Lentement tout mon corps se tend, je suis crispé. Je regarde dehors, il s'était remis à pleuvoir. Se tic, il revient. Mes globes oculaires se noient de nouveaux, je ne comprend. Je divague.
Lentement, je rouvre la portière de la voiture, et je me penche lentement pour le remercier, poliement. Après tout il était mon aîné, à quoi je pouvais m'attendre à brûler d'un sentiment qui me faisait rêver. Je soupire et sort de la voiture en disant d'une voix cassée, presque éteinte :

_ J'ai erré jusqu'ici... Je peux rentrer à Pied, il n'y a pas de soucis, inspecteur, se dernier mot fut dit de manière éteinte, un trou s'installe dans ma poitrine, je vais retrouver mon chemin... Seule.

C'est ainsi que mon petit corps quitta le véhicule. La porte une fois refermé, seul le bruit de la pluie tapant sur le sol ne m'est odible. Ça m'arrange, je ne veux plus ecouter mon coeur. Boom, boom... Je pleure, mais qui peut le voir à part dieu. Je me tourne et le regarde par la fenêtre de sa voiture. Je reste là un moment avant de me retourner et de commencer à déambuler sans pouvoir faire une ligne droite jusque la prochaine rue.
Yumi, à quoi penses-tu.



Ͽ naugh

ty