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 Villa des Marshall — ACTE I : Passion ft Dray

| Ven 16 Juin - 13:33

Aiden Marshall

Acte I; Passion

Les choses ont bien changé, depuis ton arrivée au Japon. Le quartier Ouest, le journalisme, il y a six mois encore, ta vie ne ressemblait pas à grand-chose. Juste un brouillon, dans lequel tu commençais un truc, pour ne jamais le finir. Tu n’as jamais su ce qu’était une vie « parfaite. » Le style de vie qu’il faut pour que les gens soient fières de toi. Ton père étant musicien, il vit au jour le jour, il ne s’inquiète pas pour la fin de sa carrière. Il vit le moment présent à fond et tu l’idolâtres rien que pour ça.

Maintenant il y a Dray. Cette personne, cet homme qui a changé ta vie. Tout s’est passé si vite entre votre première rencontre jusqu’au mariage. Mais tu ne regrettes absolument rien. Tu l’aimes plus que tout au monde et c’est tout. Adieu le quartier Ouest, bonjour le luxueux et merveilleux quartier Nord. Au revoir le petit appart et bonjour la Villa. Au revoir le monde du journalisme et bonjour le monde de la nuit, les dames de compagnies. Quand tu y penses, tu as franchement bien évolué. Tu étais loin de croire que tout ça allait t’arriver au Japon, mais depuis que tu es à Mayaku, tu ne te vois plus retourner vivre aux Etats-Unis.

Il est peut-être temps de passé à l’étape supérieure ? L’étape après le mariage ? Vous avez une belle grande villa, chacun a un boulot qui rapporte bien, les petites activités en dehors vous rapporte pas mal non plus, tu n’y vois pas d’inconvénient.

Il est tard, quand tu rentres du boulot. Tu as un bon litre d’alcool dans le sang, mais tu es tellement habitué que tu ne le remarques plus spécialement. Tu tires sur ta clope en marchant dans les rues résidentielles. Ce trajet est tellement routinier que tu pourrais le faire les yeux fermés. Tu as hâte de rentrer. Hâte de sauter dans ses bras. De lui embrasser le front, de lui caresser les cheveux. De lui dire à quel point tu l’aimes. Depuis qu’il est entré dans ta vie, tu ne la vois plus sans lui. Tu aimerais lui dire, le remercier comme il se doit. Mais ce sont des paroles si simples à dire. Toi ce que tu veux, c’est lui montrer que c’est lui et personnes d’autres.

Tu finis ta clope que tu écrases dans le petit cendrier à côté de la porte d’entrée, une bonne idée pour ne pas laisser des mégots partout. Tu entres à la maison, où tu peux sentir la douce odeur du café, qui te donne le sourire. Vous savez, il y a toujours une odeur chez vous, cette odeur qu’il n’y a nulle part ailleurs et qui vous montre que c’est ici, chez vous. Et bien c’est la même chose, il y a toujours une douce odeur de café dans la maison qui se promène, en plus de toutes les autres odeurs familières.
Tu te débarrasses en posant ta petite veste au porte manteaux, tes chaussures à l’entrée de la maison et tu déposes ton sac sur un meuble. Tu sors ton portable pour le ranger dans ta poche, avant de courir vers la cuisine. Dray s’y trouve. Cet homme si charmant, si adorable qui fait battre ton cœur. Tu l’embrasses sur la joue en allant préparer ton café, c’est ton petit rituel.

Dis, Sweety. J’ai quelque chose à te dire. Tu souffles sur ton café pour prendre une gorgée.  Je crois que j’ai envie d’avoir un enfant. »



☆☆☆ Beerus
| Dim 2 Juil - 16:23

Morgan Marshall


INT. QUARTIER NORD, VILLA MARSHALL — DIX-HUIT HEURES — JOUR

Ses doigts effleuraient les pommes. Il y en avait des rouges et des vertes, c’était au choix. Elles luisaient sous les spots de la cuisine. Aiden venait de s’approcher de lui, elle avait bu. Il l’avait senti à son halène. Il s’empara de sa pomme tout en dérivant son regard au sien. Elle préparait son café. Son rituel. Son truc à elle. Il passa sa main à la hanche d’Aiden et colla l’arrête de son front contre sa tempe, Je crois que j’ai envie d’avoir un enfant. Enver disait qu’il ne fallait pas se laisser faner. Il croqua allégrement dans sa pomme, le bruit à l’oreille de sa partenaire. Il la délaissa de son emprise pour se trainer au salon. Le Sacré de Birmanie sauta à ses côtés et se blottit contre son maître. Dreiden ouvrit le livre qu’il lisait en ce moment et reprit la lecture là où il l’avait arrêté. Insensé. Ils étaient l’un comme l’autre insensé. Si Aiden avait bu, Dreiden lui redescendait des hallu’ qu’il s’était envoyé quelques heures avant. Ça prenait du temps. Deìth étala sa patte sur les hanches de son maître qui le caressa. L’animal ronronnait fort, bien que ça n’était pas en ses habitudes de le faire – le chat appréciait peu les autres. Il tourna la page de son livre. Il hocha la tête, un soupçon d’énervement avec. Je crois, qu’elle lui avait dit. Je crois. Comme si l’incertitude avait eu droit à sa place. Il mordit sa langue, agacé. Ça partait d’une phrase. Il se releva d’une traite, balança contre terre le livre et se tourna vers elle. La tête dodelinant, ses doigts à sa mèche, il se traîna jusqu’à elle, agrippa sa chevelure rose et força son visage à basculer en arrière. Qu’importait que sa tasse de café s’explosât au sol. Qu’importait la pression du suçon contre sa gorge. Ses hanches oppressaient les siennes contre le comptoir de leur cuisine. Il ne s’agissait plus de croire. Il plaqua l’une de ses mains contre le carrelage de leur évier. Il ne s’agissait plus de douter. Il accentua son emprise à ses cheveux. Il ancra son regard fusillant et dédaigneux aux siens. Elle n’avait pas eu idée de se croire permise de seulement croire. Mets-toi à genoux.



« Je suis la coke de Dreiden .